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L'art de Peter Sellars

L'art de Peter Sellars
© Pascal Victor - Iolanta de Tchaïkovski

CultureMusique Publié le ,

L’été dernier, le public du festival d’Aix-en-Provence découvrait un spectacle construit autour de Iolanta de Tchaïkovski et Perséphone de Stravinsky. L’opéra-testament du premier raconte l’histoire d’une princesse aveugle qui retrouve la vue pour sauver son amant de la mort. Le second, composé sur un livret d’André Gide, brode sur le mythe de Perséphone, déesse des enfers associé au retour du printemps, qui descend aux enfers pour apporter du réconfort à l’Humanité. Deux compositeurs aux univers différents musicaux différents, mais une même aspiration à l’absolu déclinée sur les thèmes de la lumière et de l’obscurité.


Deux ouvrages, mais un seul maître d’œuvre, Peter Sellars qui a créé ce spectacle pour le Teatro Real de Madrid en 2012. La scénographie épurée (quatre portiques symbolisant quatre seuils surmontés de sculptures de pierres monumentales) de George Tsypin et la perfection des éclairages rappellent l’imaginaire de Bob Wilson. Mais ici, l’esthétique sert le propos dans une lecture hiératique où la direction d’acteurs, au cordeau, génère une puissance émotionnelle d’une rare intensité.


A Aix, la confrontation avait tourné à l’avantage de Iolanta, grâce aux voix de Ekaterina Scherbachenko, Dmitry Ulianov et Arnold Rutkowski, que nous retrouvons sur la scène lyonnaise pour cette reprise. Dominique Blanc incarnait le rôle parlé de Perséphone qu’elle abandonne aujourd’hui au profit de Pauline Cheviller qui retrouvera le ténor Paul Groves. Les musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Lyon remettent les deux partitions sur le métier, cette fois-ci sous la direction de Martyn Brabbins.


Opéra de Lyon, 11 au 26 mai.

Les grands titres de la saison prochaine


La scène lyrique lyonnaise reprend trois spectacles qui ont marqué l’histoire de l’opéra : Elektra de Strauss, monté à Dresde par Ruth Berghaus ; Tristan et Isolde de Wagner, réalisé par Heiner Müller pour le festival de Bayreuth et Le Couronnement de Poppée de Monteverdi dans la production de Klaus Michael Grüber pour le festival d’Aix-en-Provence.
Auparavant, Kazushi Ono ouvre la saison avec L’Ange de feu de Prokofiev. Il dirigera aussi L’Enfant et les sortilèges de Ravel et Jeanne au bûcher de Honegger, mis en scène par Romeo Castellucci et interprété par Audrey Bonnet et Denis Podalydès. Son successeur Daniele Rustioni sera dans la fosse pour Une nuit à Venise de Johann Strauss et Viva la mamma de Donizetti. Ce spectacle mis en scène par Laurent Pelly clôt la saison après un détour par Alceste de Gluck.

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