AccueilCultureSpectacle vivantL'Antigone de Jean-Pierre Siméon en version brute au TNP

L'Antigone de Jean-Pierre Siméon en version brute au TNP

À (re)voir, la subtile variation sur Antigone de Jean-Pierre Siméon, mise en jeu par Christian Schiaretti que le public avait pu découvrir au début de la saison dernière. En prélude à la création d'Ajax fin avril, la quatrième d'un cycle qu'on pourrait qualifier d'antique.
L'Antigone de Jean-Pierre Siméon en version brute au TNP
Michel Cavalca - Antigone de Jean-Pierre Siméon

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Créée la saison dernière, l'Antigone de Jean-Pierre Siméon revient plonger les spectatrices et les spectateurs dans les affres et les bonheurs de la tragédie grecque. Cycle entamé avec Philoctète en 2000, cette variation sur Antigone, comme toutes les autres (variations) « suit le fil de l'intrigue proposée par les pièces de Sophocle, autorise condensations, expansions, retraits et ajouts et revendique sa propre invention prosodique, rythmique, métaphorique. » explique le poète compagnon de route du TNP depuis l'arrivée de Christian Schiaretti.

Et comme pour en rajouter dans l'intelligibilité du texte, ici, pas de « mise en scène » mais une « règle du jeu » menée par Schiaretti. Soit un texte brut, des tables, des chaises et des interprètes. Et la puissance des mots jaillit, le dispositif volontairement dépouillé, volontairement aride, accentuant le pouvoir des mots et .la capacité de la poésie à nous élever. Cette histoire, dont se sont emparés de nombreux écrivains et dramaturge, de Sophocle à Bauchau en passant par Anouilh et Brecht (pour ne citer qu'eux) résonne ici de toute sa beauté et sa violence, faisant écho aux actualités d'aujourd'hui comme elle faisait écho, au temps d'Anouilh à la Seconde Guerre mondiale. L' héroïne qui se lève, seule contre tous, devant l'autorité stupide de la loi est le cruel reflet à notre impuissance quotidienne devant l'horreur déversée sur nos écrans. Sans doute aussi l'espoir qu'elle venge chacun d'entre nous de ses renoncements devant les mille formes du pouvoir politique, social ou religieux », comme l'écrit Jean-Pierre Siméon dans la plaquette de saison.

Gallia Valette-Pilenko

TNP, petit théâtre, 27 mars au 7 avril

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