AccueilCollectivitésImplantation d'entreprises : L’Aderly peine à relancer la machine

Implantation d'entreprises : L’Aderly peine à relancer la machine

Stoppée dans sa dynamique par deux années de crise sanitaire, l’agence de développement lyonnaise a dû également composer avec la stratégie définie par la nouvelle majorité métropolitaine.
Implantation d'entreprises : L’Aderly peine à relancer la machine
Perspective Sud Architectes - En 2021, le Japonais Nagase Sangyo a installé un laboratoire sur le pôle Bioserra, dans le 8ème arrondissement de Lyon

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Les chiffres sont éloquents et le recul incontestable. En 2021, l’Aderly a accompagné 62 projets d’implantation, qui pourraient générer un peu plus de 1 100 emplois à trois ans, alors qu’un an plus tôt, au terme d’un premier exercice marqué par la crise covid, l’agence avait mieux absorbé le coup de frein imposé à l’économie mondiale en validant 72 projets (1 840 créations d’emplois envisagées à trois ans). Deux exercices très loin des standards habituels de l’Aderly, qui avait accompagné plus de 110 projets en 2018 et 2019, avec des niveaux d’emplois à trois ans toujours supérieurs à 2 000.

Pour Bruno Bernard et Philippe Valentin, co-présidents de l’agence, cette chute est avant tout imputable à la crise sanitaire.

"Le contexte brutal auquel nous avons été confrontés n’a pas été sans conséquence", analyse Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon.

Avant de souligner que ces deux années ont démontré toute la résilience du territoire. Un optimisme que partage le président de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne.

"La machine est de nouveau en route et nous n’avons pas perdu l’ADN de l’Aderly", assure Philippe Valentin, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne.

Il insiste au passage sur la dimension durable qui sous-tend désormais la démarche initiée par l’agence.

Implantation d'entreprises : un recul aussi lié au manque de foncier

Si la crise a incontestablement freiné l’Aderly dans son activité de prospection, d’autres raisons, structurelles cette fois, expliquent ce recul. A commencer par la nouvelle stratégie dictée par ses deux principaux mandants.

"La nouvelle feuille de route appelle à un dépassement d’une logique strictement quantitative, pour lui préférer une prospection stratégique et focalisée sur les besoins et les complémentarités avec les offres et les filières des territoires", rappellent-ils.

À cette nouvelle orientation vient s’ajouter un manque de foncier, que les professionnels de l’immobilier d’entreprise ne cessent de souligner depuis plusieurs années.

"Nous alertons les élus sur ce sujet, mais on ne nous entend pas. Et nous voyons aujourd’hui les conséquences de cette tendance, avec de forts risques de les subir durablement", expliquait encore récemment Ludovic da Silva, responsable logistique chez Cushman & Wakefield.

Une analyse confirmée par Emmanuel Mazille, en charge des locaux industriels chez Malsh, qui assure : "Le manque de foncier va avoir un impact sur les projets des entreprises, qui ne pourront pas forcément s’installer, se développer, grandir voire tout simplement rester sur le territoire."

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