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Kevin Vela élève la moustache au rang d'art

Kevin Vela élève la moustache au rang d'art

Art de vivreTendances / Mode Publié le ,

Quand vous est venue cette passion pour la moustache ?

J'ai toujours voulu porter la moustache, depuis mes 14 ans et mes premiers poils au menton ! Un jour j'ai profité de Movember* pour tenter le coup, puis j'ai fait pousser ma barbe pour finalement franchir le pas de manière définitive. À la sortie de chez le coiffeur, le regard des gens était braqué sur moi. Je me suis vraiment demandé si j'allais être capable d'assumer... Il semblerait que oui puisque je ne m'imagine plus sans moustache.

Qu'apporte-t-elle selon vous ?

Ça vieillit légèrement, du coup ça apporte un peu de sérieux, de consistance. Bien entendu, ce n'est pas facile tous les jours. Les gens observent, certains s'arrêtent, discutent, touchent, commentent... La moustache sociabilise, impossible de rester dans son coin. De mon côté je me plais aujourd'hui à susciter des vocations, j'incite les gens à s'assumer, à ne pas faire comme les autres. Combien de temps passez-vous devant le miroir chaque matin ? Environ 20 mn chaque jour, et un passage toutes les trois semaines chez le barbier. C'est pourquoi les rapports que l'on tisse avec ce dernier sont essentiels, c'est une relation de confiance. À l'instar de celle que j'entretiens avec Werner, qui travaille à La Fabrique [13 rue de la Charité, Lyon 2e , Ndlr], chez qui je me rends depuis l'ouverture il y a six mois.

Comment définiriez-vous votre style ?

J'adore les années 1920-1930 et j'affectionne particulièrement les gilets en tweed, les casquettes irlandaises... J'aime aussi les costumes trois pièces. De manière générale, j'essaye d'acheter des habits de seconde main, en friperie par exemple. Côté moustache, je la coiffe à l'anglaise, à la « Dali », parfois à la hongroise avec un sèche-cheveux ou au naturel. D'ailleurs, je m'habille toujours en fonction de ma moustache.

Vous êtes champion de France « Moustache » 2019 ; racontez-nous votre expérience ?

Sur Instagram, j'ai fait la connaissance d'une vraie communauté d'« hommes à poils ». J'y ai notamment rencontré Hugo, qui est devenu mon ami et mon mentor. Ensemble, on s'est mis à faire des concours. J'ai commencé par le championnat du monde à Anvers, en mai dernier. Sur près de 600 participants issus de 24 nationalités, je suis arrivé 7e . Un beau résultat qui m'a encouragé à m'inscrire aux championnats de France, avec le résultat que l'on connait. J'y ai pris goût, l'ambiance est sympa, on échange des bonnes pratiques... De quoi me donner envie de rempiler pour les championnats du monde en Nouvelle-Zélande en 2021 !

Movember est bientôt de retour. Comment vous positionnez-vous par rapport à cette opération ?

Il est clair qu'aujourd'hui, je me sens un peu investi d'une mission. Il y a deux ans avec Hugo, on a créé un club pour récolter des fonds. J'essaye de plus en plus de sensibiliser les gens sur les réseaux sociaux, au fil de mes rencontres. À terme, j'envisage même de faire du voyage associatif pour aider plus concrètement la fondation.

* Organisée tous les ans au mois de novembre, l'opération Movember invite les hommes à se laisser pousser la moustache pour sensibiliser l'opinion aux maladies masculines, telles que le cancer de la prostate

ENTRETIEN, LES CONSEILS DE KEVIN

« Les poils sont plus fragiles que les cheveux, alors ça sèche plus vite. Il faut hydrater au maximum.

J'utilise les baumes et les huiles "Ça va barber !", une marque lyonnaise. J'aime aussi le shampoing barbe de Beardilizer ou encore la gamme de chez Tonsor & Cie, des barbiers qui fabriquent eux-mêmes leurs produits. »

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