AccueilSociétéKevin Cassard : « sans les compagnons du devoir, je ne suis rien ! »

Kevin Cassard : « sans les compagnons du devoir, je ne suis rien ! »

Kevin Cassard est un garçon déterminé.

ActualitéSociété Publié le ,

En classe de quatrième, il effectue son stage de découverte professionnelle dans une entreprise de métallerie, un peu par hasard. Il est curieux et intéressé. On l’informe sur certains métiers du secteur, notamment la chaudronnerie. Il est conquis et son avenir est tracé. En fin de troisième, il décide d’entrer chez les Compagnons du devoir, en dépit de l’avis de ses professeurs et de ses copains de collège. Le jeune Nantais fait alors son apprentissage au CFA d’Angers et alterne avec des stages en entreprise. Au bout de deux ans, avec un BEP et un CAP en poche, il a envie de voir du pays et part pour son tour de France. « Pour couper le cordon et voyager », explique-t-il. Première étape, Beaucaire. Puis, un an plus tard, Reims où il obtient un Bac pro avant de se diriger vers Lyon et Saint-Etienne et de poursuivre l’aventure à Périgueux. Là, il réalise son travail de réception : un mélangeur malaxeur pour l’industrie cosmétique. Il fabrique cette pièce, en acier inoxydable, durant son temps libre. Au final, 650 heures de travail seront nécessaires pour finaliser cet outil qui signe la consécration du titre officiel de Compagnon du devoir. Une récompense personnelle pour laquelle Kevin ne cache pas sa fierté : « C’est l’aboutissement d’une certaine partie de ma vie ».
Un pied dans le monde du travail, l’autre en formation, le jeune chaudronnier s’épanouit au fil des années et visite la France. « Chaque point de passage offre de nouvelles rencontres. C’est très enrichissant et cela permet d’acquérir une grande autonomie ainsi qu’une rapidité d’adaptation, de se responsabiliser, de savoir travailler en équipe et d’obéir à des règles de vie. » Finalement, il se fixe à Lyon où il travaille sans interruption depuis neuf ans. « Je n’ai jamais connu le chômage, même pendant la crise. Cette situation, je la dois aux Compagnons du devoir. Je me sens alors redevable et je transmets mon savoir-faire en tant que maître de métier au sein de la corporation des chaudronniers et je viens également en aide au prévôt pour le placement des jeunes en entreprise. » Tout cela, bénévolement. Le voyage et l’esprit communautaire sont les clés de voûte des Compagnons du devoir. La transmission des savoirs et des valeurs en est le coeur de métier. C’est ainsi que, depuis huit siècles, perdure le compagnonnage. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5084 du samedi 18 janvier 2014

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