AccueilEntreprise de la semaineKalori poursuit sa croissance sans surchauffe

Kalori poursuit sa croissance sans surchauffe

Kalori poursuit sa croissance sans surchauffe

EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

Un peu plus de 20 ans après sa création, à Meyzieu, par Marcel Perez, la société Kalori continue de prendre de l’épaisseur au fil des années. Installée à Pusignan depuis 1999, elle bouclera dans quelques semaines son 5ème programme d’extension. « Nous prendrons possession d’ici quelques jours d’un nouveau bâtiment d’environ 1 000 m2 », confirme Christian Micollet, qui a rejoint le fondateur au capital de l’entreprise dès 1997, avant d’en prendre la présidence il y a une quinzaine d’années. Sous sa houlette, cette petite PME, spécialisée à l’origine dans la fabrication de systèmes de chauffage pour véhicules industriels et véhicules spéciaux, s’est ouverte à la climatisation, dès 1998. « C’est aujourd’hui notre activité principale, poursuit-il, même si les deux fonctions sont souvent liées. »


Positionné sur un marché technologique, où règnent quelques géants planétaires comme Valeo, Kalori n’entre jamais en concurrence avec ces industriels de renommé mondiale. « Tout simplement parce que nous ne travaillons pas pour les grands noms de l’automobile, mais pour des constructeurs de voitures sans permis comme Ligier, pour des spécialistes des engins de chantiers ou des véhicules agricoles… Nos clients sont des industriels qui ont besoin de petites séries, c’est-à-dire entre 500 et 1 000 pièces par mois », détaille-t-il.


Sur cette niche, où il ne manque pas de concurrents, Kalori s’est immédiatement tourné vers les marchés exports pour compléter son business hexagonal. L’Italie et l’Espagne dans un premier temps, puis les pays européens de langue anglo-saxonne, avant de franchir les océans et de s’attaquer au grand international. « Aujourd’hui, l’export représente environ 55 % de notre chiffre d’affaires, précise Christian Micollet. Nous avons gardé une forte dominante européenne, mais nous avons quand même des clients aux Etats-Unis, en Australie, voire en Asie, avec de premières ventes en Chine et en Corée. »


Cette montée en puissance sur le continent asiatique se traduit également, depuis 2007, par une implantation à Zhongshan, en Chine. Kalori emploie sur place une cinquantaine de salariés, qui assurent l’assemblage de certaines catégories de produits, à commencer par ceux qui sont destinés aux marchés asiatiques. « Mais le gros de nos troupes, c’est-à-dire 85 personnes, reste basé à Pusignan. Nous continuons d’ailleurs d’embaucher pour faire face à notre croissance », souligne le dirigeant.


Un temps freiné dans sa progression par la crise de l’été 2008, Kalori est rapidement reparti à l’assaut des marchés français et internationaux. Affichant un taux de croissance à deux chiffres depuis trois ans, l’entreprise a réalisé 14,9 M€ de chiffre d’affaires au terme de l’exercice 2014 / 2015. Et elle devrait franchir un nouveau cap cette année, avec un objectif annoncé de 16,3 M€.

« Une nouvelle chambre climatique »

Deux questions à Christian Micollet

Que représente l’innovation dans une entreprise comme Kalori ?

Nous investissons chaque année 6 % du chiffre d’affaires en R&D. Nous avons une équipe de 6 personnes au sein du bureau d’études et un service technique de 6 personnes, auparavant notre service après-vente, aujourd’hui spécialisé sur l’installation et le prototypage. Lorsque nous développons une innovation, ils vont chez le client, le forment et affinent le développement qui a été réalisé, pour répondre parfaitement à ses besoins. L’innovation est réellement au cœur de notre activité. Il ne s’agit pas d’innovations de rupture, certes, mais d’évolutions fortes autour des produits de notre gamme. L'essentiel pour nous, est de mettre ces innovations à la portée de tous les clients. Y compris ceux qui n’ont besoin que de 50 machines par an.

Cette démarche d’innovation passe-t-elle par des équipements particuliers et leur renouvellement régulier ?

Oui. Dès 2006, nous avons installé une chambre climatique de 300 m3. Nous pouvons faire entrer un bus dans cet équipement, qui permet de reproduire tous les climats de la planète, avec la température, l’humidité... On peut ainsi développer une climatisation pour un engin de TP et ensuite la tester en fonction des différents climats. Nous venons d’investir dans une nouvelle chambre climatique de 90 m3, beaucoup plus petite mais beaucoup plus précise. Nous avons l’ambition de qualifier nos produits.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?