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Jules Garnier : ruée vers le nickel

Jacques (dit Jules) Garnier voit le jour à Saint-Étienne un beau jour de novembre 1839.

ActualitéSociété Publié le ,

Au cours de sa scolarité, ce grand lecteur de récits de voyage et d'aventures va quelque peu dédaigner les manuels scolaires, mais cela ne l’empêchera pas d’intégrer la célèbre école des Mines et d’en sortir muni d’un diplôme d’ingénieur. Sur le marché du travail à l’âge de vingt-et-un ans, Garnier oeuvre deux années durant aux Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer, ce qui l’amène à voir du pays et à réaliser quelques prospections en Ukraine et en Sardaigne. Un premier pied à l’étrier qui convainc non seulement ses supérieurs, mais retient aussi l’attention du gouvernement. En août 1863, le ministre de la Marine et des Colonies le charge d’une mission d’exploration en Nouvelle- Calédonie, que le jeune homme embrasse avec enthousiasme. Il s’agit alors pour le Stéphanois de recenser les ressources géologiques et minières de l’île, dont les sols ont été récemment signalés comme aurifères. « La relation de voyage qu'il fait de cette jeune colonie du bout du monde est écrite dans un style qui doit beaucoup, à n'en pas douter, à ses lectures de jeunesse », explique le docteur Jacques Le Sir, descendant de l’explorateur. Lors de son voyage de retour en France, Garnier effectue un séjour prolongé à Tahiti, qui lui permet d'en étudier la constitution géologique. Dans ce but, il fait le tour de l'île, en remonte les principales vallées et recueille sur sa route des échantillons et des notes. En France, sa collection sera déposée à l'exposition permanente de la marine et des colonies. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5130 du samedi 6 décembre 2014

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