AccueilDroitJosiane Reynaud : le droit à l'apprentissage

Josiane Reynaud : le droit à l'apprentissage

Autant de valeurs républicaines qui l’ont « construite », avec ce père, pilier de la famille, et sa grand-mère Charlotte, qui lui ont donné le goût des études, régulièrement concrétisées, à la force du poignet, par de belles réussites scolaires à La Mure, puis à Grenoble.

Vie juridiqueDroit Publié le ,

Bac littéraire en poche et éliminant de ses choix les classes prépa sur les conseils d’un professeur, Josiane fait ses humanités à Grenoble en Lettres modernes et y obtient le Capes.
L’apprentissage de la pensée des autres pour accoucher de la sienne devient sa ligne de conduite. Structuraliste, un peu indépendante ou rebelle, sans véritable vocation professorale au départ, elle se reconvertit pendant six années dans le privé avec le souhait de devenir DRH, se frottant ainsi à la pression hiérarchique. Le retour à l’Education nationale se fait alors naturellement, comme professeur de Lettres en Isère, tout en se lançant dans le théâtre. Une passion de quinze années, aujourd’hui assouvie, mais dont la flamme brille encore. Chimène dans Le Cid ou Blanche dans Un Tramway nommé désir, elle brûle les planches de petites compagnies et crée la sienne en Nord-Isère, à mi-temps avec son professorat.
Rapidement, suite à sa réussite artistique, on lui demande de créer des cours de théâtre pour des élèves en difficulté, ou non. « Vecteur d’épanouissement pour les jeunes, le théâtre leur permet de retrouver un sens à l’éducation, la formation et surtout l’effort. Le langage en étant l’indispensable ligne de conduite ».
Après cette grande parenthèse, revient le temps du professorat pur et dur, puis celui de chef d’établissement, tout cela sur un rythme de huit années pour chaque paragraphe de sa vie. Classée seconde au concours de chef d’établissement, elle choisit de revenir entre Rhône et Saône (Bron, Croix-Rousse…) avant d’être nommée proviseur du lycée Juliette Récamier à Lyon, fin 2010. Un grand lycée, véritable institution lyonnaise sans doute en déficit d’image, dans lequel le droit a toute sa place, en particulier grâce aux classes préparatoires (35 % de boursiers et 40 % des élèves du lycée). .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5120 du samedi 27 septembre 2014

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