AccueilActualitéSociétéJoris Mathieu, metteur en scène cosmique

Joris Mathieu, metteur en scène cosmique

Lui-même ne fait pas mystère du désir de se poser, puisqu’il avait candidaté au Théâtre de la Croix-Rousse et à celui du Point du Jour.

ActualitéSociété Publié le ,

Mais il préfère nettement se concentrer sur son travail, notamment sa dernière création, qu’il présente ces jours-ci à Paris. Concepteur d’un théâtre aussi narratif que plastique, composé en collectif, il explore les ressorts de la littérature au théâtre, d’un point de vue personnel.
Lyonnais pure souche, il est né dans une famille d’intellectuels – le père est plasticien, la mère institutrice, le frère chercheur – et a passé son enfance « au milieu des livres », à fouiner dans la bibliothèque familiale et aller dans les théâtres. À 11 ans déjà, il joue des petits rôles au cinéma, et dès la fin du lycée, il s’oriente vers des études théoriques et pratiques de théâtre. Sa rencontre avec Olivier Maurin (à l’époque metteur en scène de la compagnie Lhoré Dana) est déterminante. Il sera metteur en scène. En 1997, il fonde la compagnie Haut et Court avec trois comédiens, « amis de quinze ans ». Le scénographe et le musicien le sont aussi d’ailleurs.
Il faut dire que l’histoire de cette compagnie est celle de la fidélité. Fidélité du collectif, resté le même, engagé humainement, fidélité de certaines directrices de lieux – Odile Groslon à Corbas, Gisèle Godard à Vénissieux, Cathy Bouvard aux Subsistances –, fidélité dans une recherche de vocabulaire particulier, toujours un peu science-fictionnel, qui a mis du temps à se formuler, mais qui en fait actuellement l’une des compagnies les plus innovantes de l’Hexagone. Au compteur, une bonne douzaine de spectacles, tous adaptés d’une oeuvre littéraire. De Kernok le pirate (adapté d’un livre d’Eugène Sue), le premier, à Urbik/ Orbik (une adaptation de l’oeuvre de Philip K. Dick par Lorris Murail), qui tourne depuis deux saisons, pas un n’échappe à cette règle. Joris Mathieu est davantage un « lecteur de romans que de théâtre », aussi paradoxal que cela puisse être pour un homme de théâtre. Pas si étonnant dans son cas, puisque ses pièces ne ressemblent à aucune autre. Il est l’adepte d’un théâtre optique qui développe des univers sensoriels et plastiques obsédants. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5074 du samedi 9 novembre 2013

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