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Joël Nicod, le souffle de la musique de chambre

Son léger accent trahit les origines provençales de ce corniste né à Toulon.

ActualitéSociété Publié le ,

Fonctionnaire d’origine italienne, son père jouait de l’accordéon en amateur. A une époque où la télévision ne s’était pas encore installée dans les foyers, la plupart des membres de sa famille jouait d’un instrument dans une société d’amateurs. Seul Joël Nicod va en faire son métier. Elève au lycée Thiers à Marseille, où il passe un bac littéraire, il s’inscrit au conservatoire où son professeur, le corniste Raymond Deschamps, lui transmet sa passion. « Il a été le premier professeur à créer une classe de musique de chambre dans le conservatoire que dirigeait Pierre Barbizet, se souvient-il. Ses appartements touchaient la classe de cor. Souvent, le matin, il entrait dans la salle où je répétais et me lançais : ‘‘Tu me réveilles. Jouer du cor tout seul ne sert à rien’’. Puis, il s’asseyait au piano pour m’accompagner ». Tout au long de sa vie, la musique de chambre l’accompagne. « Jusqu’à aujourd’hui, elle m’a aidé à accomplir mon métier de musicien. D’ailleurs, un orchestre symphonique n’est-il pas un ensemble de chambre à une plus grande échelle ? »
A Paris, où il entre au Conservatoire supérieur en 1974, Joël Nicod s’inscrit à la Sorbonne où il passe un deug d’histoire de l’art. Deux ans plus tard, il en sort avec ses prix et, en 1977, intègre l’Orchestre National de Lyon. « Je me rappelle que, en juillet de cette année-là, j’avais réussi le concours de l’orchestre des jeunes musiciens de France pour partir en tournée en Corée et au Japon sous la direction de Serge Baudo, le chef de l’ONL ». Une phalange où il occupe le pupitre de 2e cor depuis 37 ans maintenant et dont il a été délégué du personnel pendant vingt ans. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5098 du samedi 26 avril 2014

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