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Jimny : le dernier des Mohicans repart pour un tour

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Jimny : le dernier des Mohicans repart pour un tour

Frimousse seulement rafraîchie, contenu à peine affuté. Sans attendre l'ouverture du Mondial de l'Automobile en octobre, le plus petit véritable 4x4 du monde dévoile des « atouts » 4e génération très calibrés. Douchés les intéressés ? Que non ! Aux anges.

Ceux qui connaissent le Suzuki Jimny pour l'avoir pratiqué, ou simplement vu passer, retiendront l'essentiel : le modèle persévère. L'assurance que le Jimny se maintient au catalogue de la marque et persiste à parader dans la vitrine des concessionnaires suffit à leur contentement. Apparu au Japon en 1970, le « premier 4x4 léger de Suzuki » donne des hallucinations à qui feuillette l'album de la marque. Dans sa couleur jaune sable, il rééditait en mode tout-terrain le coup de la 2CV.

Le moteur 360 cm3, deux cylindres refroidis par air, développait 25 ch. Montée sur châssis séparé, la carrosserie découverte offrait trois places. Besoin d'air en grand ? Le pare-brise se rabattait sur le capot. Assis à droite, l'unique passager arrière voyageait à côté de la roue de secours. Pas de portières. Les occupants enjambaient les découpes dans la caisse façon Jeep US du Débarquement. La masse roulante ne dépassait pas 600 kg.

En 1977, le léger 4x4 s'appropria un bloc conventionnel : 4 cylindres, refroidissement par eau. Alors il s'envola du Japon à la conquête des marchés, sans négliger les anecdotiques. A ce jour, Suzuki commercialise le Jimny dans « 194 pays et régions du monde ». La dernière statistique fait état de 2,5 millions d'immatriculations autour de la terre.

Dans ses 3,64 m et 1 090 kg, le modèle à découvrir en première mondiale porte de Versailles à Paris le 4 octobre reste de loin le plus petit 4x4 du monde. Pas périmé, un poil ragaillardi au contraire, le dernier des Mohicans repart pour un tour.

Un peu plus anguleux que le modèle 3e génération et désormais cubique, il lui arrivera de passer pour une réduction du souverain Mercedes Benz-Classe G. Surtout vu de trois-quarts avant ou arrière. Fidèle au châssis échelle, il a soigné sa musculature.

Le nouveau moteur 1.5 essence développe 102 ch (+17) à 6 000 tours/minute et 130 Nm (+ 10) à 4 000. Pas de turbo. Pas d'injection directe, seulement multipoint. Le rendement stagne bien au-dessous des 100 ch/litre devenus monnaie courante sous le capot des citadines. La transmission intégrale fonctionne sur le principe « propulsion permanente + engagement du pont avant ». Couplé avec le différentiel à glissement limité, l'antipatinage actionne les freins.

La boîte de vitesses manuelle échelonne 5 rapports. Longs ou courts au choix du conducteur. Le Jimny automatique se contente de 4 vitesses, à l'ancienne, avec également gamme courte à disposition. Mécanique éprouvée, tranquillité d'esprit pour l'utilisateur.

La garde au sol a gagné 1 cm (19 au total). Magique, le diamètre de braquage n'a pas varié (9,8 m). Les clients de demain ne trouveront pas matière à contredire ceux d'aujourd'hui. Les uns disent : « Avec mon Jimny, je passe partout ». Les autres : « En agglomération, je me gare dans un trou de souris ». Les passagers, eux, devraient apprécier quelques cadeaux : une habitabilité accrue, une visibilité améliorée, un compartiment de chargement (377 / 830 dm3) « plus rationnel ». La production a commencé à l'usine de Kosai au Japon qui fournira le monde entier.

Pour mémoire, le Jimny 3e génération s'affichait au tarif dans la fourchette 13 860 - 17 800 €.

Le premier 4x4 de poche

Le Jimny 4e génération pendra la route au Japon dans deux compartiments du marché puisqu'une déclinaison « kei car » accompagnera le modèle compact de 3,64 m. Les véhicules de cette classe ne circulent qu'au pays du Soleil Levant. Bon an mal an, ils totalisent 30 à 40 % des immatriculations de voitures particulières. Il s'agit de modèles miniatures : gabarit limité, cylindrée encadrée, tarif et coûts d'utilisation réduits.

Le « kei car » cote au maximum 3,4 m en longueur, 1,48 m en largeur. Son moteur ne dépasse pas 660 cm3. Son prix culmine à 1,3 million de yens, soit 10 000 €, alors que les Japonais paient leurs citadines au bas mot 2 millions de yens (15 500 €). Le « kei car » s'avère enfin moins cher au quotidien (carburant, assurance) et bénéficie d'une fiscalité allégée. En 1970, le tout premier Jimny marqua l'histoire en tant que premier « kei car » 4x4.






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