AccueilCollectivités#jesuisouvert : la Métropole de Lyon lance une campagne pour soutenir le commerce local

#jesuisouvert : la Métropole de Lyon lance une campagne pour soutenir le commerce local

#jesuisouvert : la Métropole de Lyon lance une campagne pour soutenir le commerce local

Collectivités Publié le ,

La Métropole de Lyon veut montrer qu'elles soutient ses commerces locaux. A l'occasion de la réouverture des commerces dits "non essentiels", la collectivité a lancé une grande campagne de communication auprès des habitants.

En une photo noir et blanc, un prénom et quelques mots, dix portraits racontent les parcours. A travers le hashtag #jesuisouvert, la Métropole de Lyon invite désormais les commerçants du Grand Lyon à créer un élan collectif en postant leur selfie dans leur boutique. Il est ainsi possible de retrouver les commerces qui se déclarent ouverts sur la page suivante.

© Thierry Fournier/Métropole de Lyon

Une opération en trois phases

L'objectif consiste à valoriser les commerces de proximité sur l'ensemble du territoire métropolitain et à inciter les habitants à effectuer leurs achats chez eux. La Métropole de Lyon imagine coller aux trois phases de déconfinement, avec deux opérations similaires pour les cinémas et théâtre le 15 décembre et le 20 janvier pour la réouverture espérée des restaurants. Le budget consacré par la collectivité est estimé à 200 000 euros, comprenant notamment la campagne d'affiche à l'arrière des bus ou sur les réseaux sociaux.

Le choix de faire appel à de "vrais commerçants" pour incarner cette communication est en tout cas applaudi par les premiers intéressés. C'est le cas de Johanna, créatrice de mode dans le 1er arrondissement de Lyon.

"Depuis des semaines, on entend beaucoup parler dans le discours public des "petits commerçants" - je préfère "commerçants indépendants" d'ailleurs - sans toujours beaucoup les montrer. Je crois qu'il est important de mettre un visage sur une activité. Parler de notre métier, de notre passion, partager nos conseils, c'est d'abord ce que viennent chercher les clients chez nous. Une campagne de communication qui mise sur le capital humain, c'est une bonne idée", se félicite-t-elle.

© Thierry Fournier/Métropole de Lyon

"Cette crise, c'est un électrochoc pour tout le monde"

Stéphanie, fleuriste dans le 3e arrondissement de Lyon, explique ne pas avoir réfléchi avant de donner son accord pour participer à la campagne, d'autant plus que tout s'est décidé très vite.

"Dans la période actuelle, toutes les aides sont les bienvenues. Je pense qu'il s'agit d'un bon moyen de montrer que nous sommes "M. ou Mme tout le monde", que derrière l'expression "petits commerces", il y a des vraies personnes", délivre-t-elle, presque étonnée de voir à quel point la situation actuelle l'avait aussi amenée à réfléchir à sa propre façon de consommer.

"Nous sommes aussi des consommateurs. On ne peut pas se placer uniquement dans la revendication, la prise de conscience nous concerne aussi. Je questionne mes propres comportements d'achats professionnels et personnels. Cette crise, c'est un électrochoc pour tout le monde", achève Stéphanie.

© Thierry Fournier/Métropole de Lyon

Réouverture : quelles perspectives pour les prochaines semaines ?

"Avec le déconfinement, on a réalisé un super bon samedi et un très bon dimanche", raconte Stéphanie, imaginant que ces sapins estampillés "région" ou que le besoin végétal d'urbains en manque de verdure a pu peser dans ce redémarrage réussi. Convertie au drive depuis le premier confinement, la fleuriste du 3e arrondissement n'a toutefois jamais arrêté de travailler.

"Beaucoup ont déjà baissé les bras, chez les fleuristes comme chez les fournisseurs. J'ai une petite structure, mais j'y ai mis tous mes moyens, toute une vie, toute ma vie. Je ne lâcherai pas."

"Le mois de décembre m'apparait assez flou"

Johanna attend pour sa part de voir, le samedi de reprise ayant été tronqué sur le plan commercial par l'organisation d'une manifestation d'ampleur dans le centre-ville lyonnais. "Le mois de décembre m'apparait assez flou. Le click and collect va-t-il rester la règle ou bien les clients vont-ils revenir en nombre dans notre boutique, ce que j'espère", s'interroge celle qui revendique la double casquette d'artisane et commerçante.

Avant de conclure sur une note d'optimisme : "On avait déjà développé le site de vente en ligne avant la crise du Covid et nous pouvons nous appuyer sur un fort ancrage lyonnais. Je regarde l'avenir de façon sereine. Par rapport à beaucoup d'autres commerçants, je mesure ma chance."

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?