AccueilSociétéJean-Jacques Lehot : « la réserve est une nécessité absolue pour un pays »

Jean-Jacques Lehot : « la réserve est une nécessité absolue pour un pays »

Quel parcours personnel vous a conduit à la réserve citoyenne ? J’ai effectué mon service militaire vers 26 ans.

ActualitéSociété Publié le ,

Quel parcours personnel vous a conduit à la réserve citoyenne ?

J’ai effectué mon service militaire vers 26 ans. Je poursuivais mes études en Angleterre et je recevais alors des convocations pour venir faire des périodes de réserve à La Valbonne. Mais je n’avais pas de temps pour cela. Et j’étais plutôt antimilitariste, comme la plupart des jeunes. Puis, lorsque ma situation professionnelle s’est établie, j’ai répondu présent pour retrouver des camarades réservistes qui sont des modèles, particulièrement pour les élèves des écoles de commerce qui se destinent vers les ressources humaines. Cette démarche répond à un raisonnement personnel et à une maturité d’esprit. Je me demande ainsi pourquoi les Etats-Unis ou la Suisse ont autant de réservistes et comment un pays peut survivre si des civils ne sont pas impliqués dans la défense. Celle-ci est indispensable à l’indépendance d’un pays. Il faut donc établir le lien entre la défense nationale et le reste de la nation. C’est cette réflexion politique et philosophique que l’on essaie ensuite de transmettre aux jeunes générations qui n’ont pas connu le service militaire. C’est le rôle du réserviste que je veux assumer, notamment en tant que délégué régional de l’Union nationale des médecins de réserve.

Comment menez-vous de front vos fonctions de médecin et de réserviste ?

J’ai fait mes études à Lyon et mon service militaire à l’hôpital Desgenettes où est née ma vocation d’anesthésiste. Là, j’ai appris mon métier. Puis j’ai travaillé à l’hôpital Edouard Herriot et à l’hôpital cardiologique où je suis devenu réserviste. A l’époque, nous étions souvent convoqués le week-end. J’ai passé des dizaines de samedis en formation militaire. Aujourd’hui, j’exerce à l’hôpital neurologique. La réserve permet de rencontrer des gens très différents qui servent de modèles et offrent une ouverture sur la société. Ce sont de véritables vecteurs de valeurs humaines. Un médecin doit aussi savoir communiquer. Sinon, comment peut-on soigner des patients si l’on ne connaît pas leur mode de pensée, si on ne les comprend pas ? Etant expert judiciaire, je ressens d’autant plus le retentissement de cette absence de communication qui peut aboutir sur des drames relationnels et fait travailler la justice à grands frais. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5094 du samedi 29 mars 2014

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