AccueilServicesJean Dupuis (1829-1912), l'« autre » Francis Garnier

Jean Dupuis (1829-1912), l'« autre » Francis Garnier

Jean Dupuis naît le 7 décembre 1829.

EconomieServices Publié le ,

Enfant déjà, il dévore les récits d’aventures ; la naissance d’une vocation qui ne tardera pas à le rattraper : à 19 ans, devenu représentant, il voyage dans tout le midi de la France. En 1854, il s’enthousiasme pour le percement du canal de Suez, qui en est à ses balbutiements, et quatre ans plus tard, il s’embarque pour l’Egypte et ouvre un bazar à Alexandrie. De retour en France à l’aube des années 1860, il fait la rencontre d’un capitaine au long cours qui lui conseille de partir en Chine. La guerre civile qui règne dans ce pays, dit-il, est particulièrement favorable aux affaires. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Jean Dupuis de s’embarquer immédiatement pour Shanghai !

Un génie du commerce

Sur place, il s’emploie à rassembler vins, liqueurs, conserves, qu’il parvient à vendre en engrangeant de généreux bénéfices. Il apprend à parler, lire et écrire le chinois, adopte les coutumes et les costumes locaux... Mais c’est à Hankou qu’il parviendra véritablement à prospérer. Au coeur de la ville qui deviendra concession française à partir de 1896, notre explorateur-commerçant crée une fabrique d’armes et de munitions. Les augures lui sont favorables : n’arrivant pas à satisfaire une demande en éternelle croissance, Jean Dupuis importe alors pistolets, fusils et balles d’Europe et d’Amérique. S’il expérimentera la ruine par deux fois, due au pillage et aux incendies, l’homme parviendra toujours à reconstituer sa fortune et accumuler une richesse telle, qu’il pourra se lancer dans d’autres types de négoces, comme celui des minerais.
Dès 1866, Jean Dupuis commence à armer les mandarins d’une grande partie de l’Empire du milieu : les forces chinoises sont en ébullition dans le Yunnan, cette province limitrophe du royaume d’Annam (actuel Vietnam). Malheureusement, en acheminant ses armes par le Yan- Tsé-Kiang, Jean Dupuis n’arrive pas à les livrer à temps, le contraignant à explorer une toute nouvelle voie de communication. Son objectif ? Atteindre le Yunnan en remontant le « Song-Ko » (Fleuve Rouge) à partir de Hanoï, au Tonkin. En janvier 1872, il se rend en France afin d’acquérir sept-mille fusils et trente canons pour les troupes chinoises du Yunnan. Il convoie cet armement jusqu’à Hong-Kong, puis entame la remontée du Fleuve Rouge. Il arrivera au Yunnan un peu moins de six mois plus tard. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5100 du samedi 10 mai 2014

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