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Jean Dasté, le destin d'un comédien

Le chef de troupe et metteur en scène s’est toujours considéré avant tout comme un comédien, qu’il est redevenu en solo après avoir quitté la Comédie, pour parfaire ce visage de l’acteur, toujours à construire. La mère de Jean Dasté, qui aurait voulu être comédienne, lui faisait réciter des poèmes et l’inscrivit à 13 ans, en 1917, à un cours de diction, donné par un comédien de la Comédie française.

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Le chef de troupe et metteur en scène s’est toujours considéré avant tout comme un comédien, qu’il est redevenu en solo après avoir quitté la Comédie, pour parfaire ce visage de l’acteur, toujours à construire.
La mère de Jean Dasté, qui aurait voulu être comédienne, lui faisait réciter des poèmes et l’inscrivit à 13 ans, en 1917, à un cours de diction, donné par un comédien de la Comédie française. C’est lui qui l’introduira au théâtre du Châtelet où à quatorze ans et demi, il est embauché pour jouer de petits rôles. Ce n’est pas là que s’éveillera véritablement son goût pour la scène mais à l’école du Vieux Colombier où il se présente en 1922. Un jour d’octobre « décisif pour ma destinée de comédien », écrirat-il. Il est reçu par Jacques Copeau qui l’engage aussitôt. Jean Dasté y fait son apprentissage et s’en va hors de Paris partager l’aventure des Copiaux en Bourgogne que dirigeait aussi Jacques Copeau, engageant une première tentative de décentralisation théâtrale. À l’issue de cette expérience en 1931, Jean Dasté joue dans la compagnie des Quinze, mais de manière irrégulière heureusement suppléée par des engagements au cinéma. Il joue successivement dans deux films de Jean Vigo, Zéro de conduite et L’Atalante, et en quelques années, il apparaît dans plusieurs films de Jean Renoir, dont La Grande Illusion, Boudu sauvé des eaux, Le crime de M. Lange.
Avec deux autres comédiens, il constitue une troupe, la compagnie des Quatre saisons, qui jouera deux saisons à New York, puis en théâtre ambulant, la Saison nouvelle, qui emmène dans les campagnes Molière ou Marivaux. Son désir de s’éloigner de Paris sera comblé quand il est appelé à Grenoble pour prendre la tête d’une première troupe décentralisée. La résidence à Grenoble sera de courte durée, deux ans, après quoi, le maire de Grenoble refusant la subvention qui conditionne l’aide de l’État, la troupe se fixe à Saint-Étienne, en 1947, constituant l’un des premiers centres dramatiques nationaux. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5126 du samedi 8 novembre 2014

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