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Jean-Christophe Maillot plonge dans le "Lac"

Il est des destinées qui ne s’inventent pas.

ActualitéSociété Publié le ,

Celle de Jean-Christophe Maillot en fait partie. Fils de scénographe, ayant baigné toute son enfance dans le monde de l’art, Jean-Christophe Maillot, l’actuel directeur des Ballets de Monte-Carlo, se met à danser très jeune. Dès l’âge de dix ans, il se retrouve sur la scène. Le Conservatoire de Tours, où il étudie la danse, collabore avec le théâtre de la ville qui lui emprunte parfois de jeunes sujets. Il enchaîne pour parfaire sa formation à l’école supérieure de danse de Rosella Hightower à Cannes, qui forgera ce qu’il est aujourd’hui, quelqu’un d’« aussi attentif à la tradition académique qu’aux nouvelles propositions chorégraphiques ». Lauréat du concours de Lausanne en 1977, le voilà promis à une belle carrière d’interprète et dès 17 ans, il part à Hambourg, engagé par John Neumeier.
Soliste, il interprète les plus grands rôles masculins créés par le chorégraphe néo-classique. Cinq ans plus tard, lors de la générale de Roméo et Juliette, c’est « l’anéantissement total, un genou qui se dérobe, le vide qui s’ouvre devant soi. Puis, quelque chose s’arrête, on sait que ça ne pourra plus jamais redevenir comme avant, que tout est perdu. Mais l’envie de construire quelque chose d’autre liée à tout ça apparaît ». Contraint de mettre fin à sa carrière de danseur après une grosse fracture du genou, il ne peut envisager de faire autre chose que des spectacles : « J’avais le virus du travail en groupe et la particularité de l’art chorégraphique semble qu’il est l’art du partage, le travail du chorégraphe dépend des autres, de l’environnement plastique et musical ».
Il retourne dans sa ville natale où il est nommé chorégraphe et directeur des Ballets du grand théâtre (devenu depuis le CCN de Tours, avec à sa tête Thomas Lebrun, qu’on pourra voir pendant la Biennale et la nouvelle saison de la Maison de la danse) dès 1983. « Une aventure passionnante ». Deux ans plus tard, il fonde le festival Le Chorégraphique avant d’être invité l’année suivante à Monaco pour y créer sa première pièce, Les Adieux, pour les Ballets de Monte Carlo, et surtout Le Mandarin merveilleux et L’Enfant et les sortilèges en 1987. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5101 du samedi 17 mai 2014

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