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Jazz à Vienne : la douce musique du changement

Jazz à Vienne : la douce musique du changement
D.R. - Nile Rodgers, l'un des protagonistes de la soirée funk

CultureMusique Publié le ,

Comme le veut la tradition, le festival sera lancé, le 28 juin, par le spectacle jeune public qui est cette année est confié au trompettiste Ibrahim Maalouf. Cette 36e édition sera également synonyme d’hommages, et le premier aura lieu le 29 juin avec la soirée « Autour de Chet ». Des duos formés par des chanteurs et des trompettistes reprendront les classiques de Chet Baker.

Le 30 juin, le jazz teinté de musique actuelle, électronique et swing des années 40, résonnera au théâtre antique avec Caravan Palace, Pink Martini et Liro Rantala. Célèbre rock star dans son pays, Goran Bregovic, compositeur de bandes originales de films, investira la scène le 1er juillet avec en 2e partie, Sanseverino dont c’est la première venue à Vienne. Le 2 juillet, la soirée funk sera assurée par Nile Rodgers, Jacob Collier, le protégé de 21 ans de Quincy Jones ainsi que les Sons of Kemet. Le 4 juillet sera fêté le 90eanniversaire du pianiste Randy Weston qui sera accompagné pour l’occasion de trois musiciens africains de renom. Lisa Simone assurera la deuxième partie.

Diana Krall reprendra des standards des années 70, le 5 juillet et laissera place le lendemain à une soirée hommage à Django Reinhardt. John Mc Laughlin et le trio Scofield/Mehldau et Guiliana occuperont la scène antique le 7 juillet avant deux soirées 100 % féminine avec Beth Hart et Imelda May le 8 et Yael Naim, Esperanza Spalding et Ibeyi le 9 juillet. Suivront la soirée gospel le 10 juillet, la célébration du 75e anniversaire de Chick Corea, le concert de Seal le 12 juillet et la fameuse nuit « All Night Jazz » le 13 juillet. Le bluesman Buddy Guy clôtura le festival le 15 juillet.

Croissance et dette

C’est un festival en croissance constante qui a atteint la barre des 200 000 festivaliers en 2015, le classant à la première place en Auvergne-Rhône-Alpes et 4e festival de France, mais qui l’an passé enregistrait un déficit de 300 000 €. Ce qui a incité l’Epic Jazz à Vienne à revoir sa copie, après avoir bénéficié de la part de ViennAgglo d’un prêt dudit montant à rembourser sur 3 ans. « C’est une année de transition car nous avons adopté un nouveau modèle économique et avons dû faire des choix. Sans brider le festival, nous devons atteindre l’équilibre et réaliser des bénéfices afin de rembourser la dette », précise le président de l’Epic Jazz à Vienne, Thierry Kovacs. Un président qui, suite à la démission de Stéphane Kochoyan, a nommé une direction bicéphale : Samuel Riblier, directeur, chargé de gérer le budget de 5 M€ du festival et Benjamin Tanguy, coordinateur artistique en charge de la programmation.

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