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James Thierrée revient à ses premières amours

James Thierrée revient au théâtre des Célestins avec sa nouvelle création, La grenouille avait raison.
James Thierrée revient à ses premières amours
© HUGUES ANHES

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Soit un spectacle foutraque, sans queue ni tête, qui ne sait pas où il va mais qui embarque le spectateur aux confins de son imaginaire. Dans son texte d'intention le petit-fils de Charlie Chaplin explique « La grenouille avait raison. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Et ni les années qui passent, ni cette scène qui me hante joyeusement ne m’apprennent au fond pourquoi on fait ceci ou cela sur ce grand bateau ivre que l’on appelle théâ... (ce mot a besoin de vacances). Pourquoi on accroche des fils aux cintres à jardin plutôt qu’à cour, pourquoi mon corps s’articule, en général, à l’envers du naturel, pourquoi ce qui est catégoriquement prévu rarement se réalise ? Hein ? Et puis surtout pourquoi on imagine une histoire et on l’entreprend ? Je n’en sais rien. »

Ce que l'on sait par contre c'est le talent de James Thierrée à mêler les disciplines, acrobatie, danse, gromelots, contorsion et clown, à inventer d'incroyables machineries. Un grand escalier escamotable qui monte vers le plafond, une sorte de fleur géante qui se déploie et toutes sortes de petites histoires autour d'un récit imaginaire comme sait les tricoter celui qui donne la réplique à Roshdy Zem dans le film Chocolat composent (mais il réserve d'autres surprises) une pièce qui s'annonce étonnante. Une pièce qui revendique sa liberté de créer sans filet. Créée en avril au théâtre de Carouge (Suisse), La grenouille avait raison entame une énorme tournée qui l'emmène au Festival d'Édimbourg avant le théâtre du Rond-Point à l'automne.


Théâtre des Célestins, 24 mai au 5 juin

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