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Jacky Vonderscher, le booster d'Enyo Pharma

Le président d'Enyo Pharma met son expertise au sein des big pharma européennes et américaines au service de la biotech lyonnaise Enyo Pharma. Créée en janvier 2014, elle vient de lever 22 M€.
Jacky Vonderscher, le booster d'Enyo Pharma
DR - Jacky Vonderscher dirige Enyo Pharma

EconomieIndustrie Publié le ,

C’est un retour à Lyon pour Jacky Vonderscher. Le président de la biotech Enyo Pharma est diplômé de l’Insa de Lyon, filière biochimie. Il effectue une carrière de plus de 30 ans au sein du laboratoire Novartis. Il y occupera différentes fonctions en recherche exploratoire et développement précoce de nouvelles molécules et des biomarqueurs au siège de Bâle, à l’institut de recherche biomédicale de Cambridge et au sein de l’institut de recherche génomique de San Diego. « Associé à plusieurs brevets, j’ai fait de la R&D toute ma vie et j’ai eu la chance de connaître trois produits mis sur le marché ». Il passera ensuite chez Roche avant de devenir consultant, notamment pour Inserm Transfert Initiative. La société d’investissement spécialisée dans le financement d’entreprises innovantes en sciences de la vie lui propose d’étudier la plateforme technologique innovante d’une équipe de recherche de l’Inserm de Lyon, dont la stratégie permet de cibler les fonctions cellulaires de l’hôte, bloquer les interactions vitales pour le virus et ainsi lutter contre l’émergence de nouvelles souches résistantes.
Le chercheur détecte un potentiel intéressant pour le traitement des infections virales aiguës et chroniques comme l’hépatite B et les différentes formes de la grippe, les premières cibles thérapeutiques d’Enyo Pharma, créée en janvier 2014 à Lyon.
Après une première levée de fonds en amorçage de 2 M€, la biotech annonce une deuxième levée de fonds de 22 M€ auprès des investisseurs historiques (Inserm Transfert Initiative et ADV Life Science) et de nouveaux partenaires que sont Morningside, un fonds basé aux Etats-Unis et à Hong Kong, et InnoBio, géré par bpifrance. Le lyonnais est accompagné par Sofinnova Partners.
« Cette levée de fonds conséquente nous permet de ne pas avoir à relancer l’exercice dans un an, souligne Jacky Vonderscher. Notre équipe de huit chercheurs et deux stagiaires en fin de cursus devrait monter à 15 personnes d’ici à la fin de l’année. Elle se consacre exclusivement à nos cibles de recherche, toujours en lien avec les chercheurs de l’Inserm. » Sur un business modèle qui n’attend pas de chiffre d’affaires à court et moyen termes, le dirigeant « rêve que nous réécrivions l’histoire de l’hépatite ». Le produit sur l’hépatite B achève la phase 1 et devrait entrer en phase 2 cette fin d’année pour des résultats chez le patient escomptés avant fin 2018. Une stratégie rendue possible grâce à l’agilité du modèle start-up. « Les circuits de décision sont courts, les process moins lourds. Les orientations choisies n’ont rien de solutions de compromis. Les projets avancent. »
Avec un profil résolument tourné vers l’international, Jacky Vonderscher a également donné cette orientation à Enyo Pharma. « En intégrant Morningside, nous voulions sortir du cadre franco-français et d’emblée doter l’entreprise d’une image internationale. » L’Asie représente d’ailleurs une cible privilégiée puisque la moitié des 350 millions d’individus infectés par le virus de l’hépatite B en attente de traitement est localisée en Asie.

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