Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

J'ai pris mon père sur mes épaules, une épopée moderne

le - - Spectacle vivant

J'ai pris mon père sur mes épaules, une épopée moderne
Sonia Barcet - J'ai pris mon père sur mes épaules de Frabrice Melquiot, mise en scène de Arnaud Meunier

Après sa création à la Comédie de Saint-Étienne, fin janvier dernier, la dernière production d'Arnaud Meunier entame un tour de France et s'arrête 10 jours au théâtre des Célestins. Une chanson de geste d'aujourd'hui !

Quand Arnaud Meunier a demandé à Fabrice Melquiot de travailler avec lui, ils ont parlé d'une « pièce épique à large distribution qui parlerait de la France d'aujourd'hui ; de ses replis ; de ses peurs; de sa tentation du chacun pour soi. Une pièce qui mettrait en scène les oubliés, les vaincus ».

S'inspirant très librement de L'Énéide de Virgile, il signe une fresque moderne, donnant la parole aux petites gens, aux sans-grade, aux oubliés de la vie. Nous sommes en 2015, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, dans une tour HLM comme il en existe des tas à Saint-Étienne (et partout en France), un cube de béton tournant qui dévoile l'appartement de l'un ou l'autre des personnages, ou bien le Kebab où tout le monde se retrouve, selon les besoins.

Il y a Roch, le père cancéreux qui va mourir, formidable Philippe Torreton, le fils Énée, impeccable Maurin Olles, Anissa, l'amante des deux, splendide Rachida Brakhni. Et puis les amis, celui de toujours qui va les trahir, Grinch, un Vincent Garanger absolument épatant, comme toujours, Céleste, incarnée par une Bénédicte Mbemba lumineuse, Bakou joué par Federico Semedo et Mourad, par Riad Gahmi, tout aussi convaincants.

Le texte est percutant, tenu et parfois drôle, mêlant souffle épique et argot. Il raconte sans fard la vie de ceux et celles qu'on n'entend habituellement pas, et qui n'intéressent personne, ce qui contribue à sa puissance d'écho. La mise en scène d'Arnaud Meunier adopte un rythme soutenu, sans temps mort malgré les trois heures que dure la pièce, donnant le champ libre à des interprètes qui habitent littéralement leurs personnage. C'est simple, on ne voit (presque) pas le temps passer.

Théâtre des Célestins, 13 au 23 mars, www.theatredescelestins.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer