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Investir autrement

Le mot d'ordre : diversifier son patrimoine. A côté des solutions classiques, il existe une multitude de marchés de niches qui peut se révéler intéressants et rentables.
Investir autrement
Photo DR - Investir dans un cheptel pour diversifier son patrimoine

Economie Publié le ,

Miser sur la vache laitière

Investir dans l’agro-alimentaire reste une valeur sure. Dans ce cas, pourquoi ne pas acheter des vaches et se constituer un capital pour des revenus additionnels complémentaires ?

Avec un rendement moyen de 4,2% par an après constitution du troupeau, cette solution n’est pas dénuée d’intérêts, d’autant que l’investissement est quasi-nul (grâce à l’effet d’amortissement) dans les premières années. "Il est conseillé de démarrer le plus tôt possible en fonction de son âge, de ses moyens et de ses objectifs à plus ou moins long terme", explique Pierre Marguerit, président d’Elevage et Patrimoine, spécialiste de ce type d’investissements, basé à Meyzieu, près de Lyon.
Le système fonctionne de la façon suivante : l’investisseur achète progressivement ou en une seule fois son troupeau, qui s’agrandit aussi en fonction des naissances. Au moment où il souhaite obtenir des revenus, il vend ses vaches au fur et à mesure, "généralement de l’ordre de 1,5 vaches par an". Valeurs sûres, les animaux sont assurés contre certains risques et suivis.

Le viager responsable

Le faible volume des ventes en viager, environ 1% des transactions totales annuelles, démontre que les investisseurs s’intéressent peu à ce type d’achats immobilier, consistant à acheter un bien immobilier à un senior à un coût inférieur au marché tout en lui versant une rente afin qu’il puisse continuer à occuper le logement, jusqu’à son décès.

C’est sans doute cette spéculation sur la mort, et une durée probable de dépassement de l’espérance de vie du rentier, qui explique ce désintérêt. Mais depuis deux ans, il est possible d’investir dans un viager par l’intermédiaire de fonds, à l’exemple du fonds Viagefi, qui "assurent rentabilité et protection importante du rentier en favorisant par des investissements le maintien à domicile du rentier", explique Christine Picasso, conseillère en patrimoine et présidente du cabinet Couleur Patrimoine.

En investissant sur des biens en viagers (25 au minimum) sur la Côte d’Azur et en Ile de France, le fonds fermé (déjà 50 M€ de collecte) permet de mutualiser les risques. « Il s’agit d’un investissement alternatif avec une vraie portée sociale », souligne Christine Picasso.

Choisir les arts et les lettres

Collectionner les œuvres d’art, les tableaux, les belles photographies, les manuscrits anciens ou encore les voitures de collection peuvent constituer une alternative intéressante en matière de diversification de son patrimoine. "Il y a un réel intérêt culturel à investir dans l’art. C’est une façon de soutenir la culture dans un pays et de la faire vivre", souligne Christine Picasso, conseillère en patrimoine.

D’autant que posséder des œuvres d’art ne pèse pas lourd dans l’évaluation du patrimoine, puisque selon l’article 885-1 du code général des impôts, "les objets d’antiquité, d’art ou de collection ne sont pas compris dans les bases d’imposition à l’impôt de solidarité sur la fortune". Et il n’y a pas de taxation à la revente si elle passe par un professionnel agrée. Un marché "refuge" qui ne connaît généralement pas les spéculations, assez stable sur le long terme.

Devenir propriétaire viticole

Les amateurs de vin le savent ! Choisir de se constituer un patrimoine en se dotant d’une cave avec des grands crus est un moyen d’allier plaisir et bel investissement.

Mais plutôt que ne n’acheter que des bouteilles, il peut être intéressant, pour optimiser son rendement, de se positionner sur un ou plusieurs Groupement foncier viticole (GFV), un groupement foncier agricole permettant l’achat en co-propriété d’un domaine viticole. L’investisseur possède des parts du domaine, qui, en fonction de l’appellation, peut donner lieu à des rendements qui se situent en moyenne autour de 4,5%, certains pouvant dépasser la barre des 10%. Fiscalement, posséder des parts de GFV peut se révéler intéressant au moment de la déclaration ISF, puisqu’elles donnaient lieu, encore en 2015, d’un abattement de 75% sur la valeur de ses parts de GFV.

Dernier point non négligeable pour les amateurs : les parts de GFV donnent également souvent lieu à des revenus annuels en bouteilles.

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