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Inter-inox, la croissance après la remise en question

Inter-inox, la croissance après la remise en question
© : DR - Alain Wigishoff, gérant de Inter-Inox : « Cette année, nous enregistrons une croissance de 40 %"

EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

L’histoire d’Inter-inox est celle d’une entreprise que la crise a rattrapée, mais qui a trouvé les ressources pour se relancer et repartir à l’assaut de nouveaux marchés. « Nous avons été obligés de revoir notre modèle économique », fait remarquer Alain Wigishoff, gérant de cette entreprise qui emploie 40 personnes à Meyzieu.


Spécialisée dans la fourniture de vis en inox pour l’industrie, cette PME ,créée il y a 35 ans, voit débarquer une concurrence pléthorique, où se mêlent grands groupes internationaux, spécialistes du bricolage, petits structures de proximité... « A l’origine nous étions 5 entreprises sur ce marché dans l’Hexagone et en l’espace de quelques mois nous avons été confrontés à plusieurs milliers de concurrents. » Un coup d’autant plus rude que le marché, impacté par la baisse du prix du nickel, dégringole de 80 à 50 M€.


Arrivé il y a 10 ans aux commandes de l’entreprise, après son rachat par le groupe Würth, Alain Wigishoff décide alors de revoir son modèle économique en profondeur. « Je me suis posé la question de savoir à quoi servaient nos vis et partant de là j’ai décidé d’élargir progressivement notre gamme à tout l’univers des éléments d'assemblage en acier inoxydable », explique-t-il.


Chaque année, Inter-inox intègre donc une nouvelle gamme de produits pour étoffer son offre : accessoires de tuyauterie (collage, étanchéité...), de tubes, d’ancrage, de consommables de soudage… De spécialiste, Inter-Inox devient multi-spécialiste. Au lieu de ne vendre que de la visserie, l’entreprise propose désormais à ses clients une gamme de produits logique et cohérente.


Aujourd’hui, elle dispose d’un portefeuille de 150 000 références, contre seulement 7 000 articles il y a 10 ans. Cette profondeur de gamme exceptionnelle a séduit les professionnels et porte la nouvelle dynamique de l’entreprise. « Cette année, dans un marché industriel pourtant morose, nous enregistrons une croissance de 40 % », souligne son gérant. Qui peut également se réjouir d’avoir transféré à ses fournisseurs la charge quotidienne du stockage, hier encore assurée dans ses locaux. « Ce qui ne change rien à nos engagements en termes de réactivité », ajoute-t-il enfin. Inter-inox s’engage en effet à livrer en 24 heures sur l’ensemble du territoire hexagonal.

Alain Wigishoff : « Nous irons à l’international d’ici deux ans »


Quelles sont vos ambitions à court terme ?

Nous souhaitons doubler notre chiffre d’affaires à l’horizon 2020. Si les prix ne s’effondrent pas, nous devrions même atteindre cet objectif d’ici fin 2019. D’ici-là, nous devrions faire nos premiers pas à l’international.


Quels sont les pays que vous visez ?

Nous regardons prioritairement du côté des pays frontaliers, car nous avons un impératif de réactivité. Je souhaite que nous soyons en mesure de livrer nos produits au plus tard 48 heures après que la commande ait été passée. Mais pour cela nous devons trouver les bons distributeurs sur place.


Vous avez participé au CGPME Camp organisé par la CGPME du Rhône en 2015 ; qu’en avez-vous retiré ?

Une autre façon d’envisager l’innovation. C’est d’ailleurs dans ce but que j’ai participé à cet événement. Le projet que j’ai présenté portait sur « l’uberisation » des stocks industriels inutilisés, qui dorment dans certaines entreprises alors que d’autres pourraient les utiliser. L’équipe engagée sur mon projet a proposé d’autres solutions, intégrant les matières premières, les machines qui ne tournent pas à plein régime, voire certains salariés à très forte compétence. Une logique de ressources partagées en quelque sorte. J’ai été séduit et j’ai modifié mon projet en tenant compte de leurs propositions.

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