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Inspira signe deux nouveaux partenariats sur Pollutec

EconomieIndustrie Publié le ,

L’Américain Hexcel n’est pas le seul acteur industriel à s’intéresser au potentiel d’Inspira, la plate-forme multimodale installée à Salais-sur-Sanne. Profitant de Pollutec, Jean-Pierre Barbier, président du syndicat mixte, a signé deux contrats de partenariat avec la CNR et le cluster Indura.


Le premier, paraphé également par Elisabeth Ayrault, pdg de la CNR, prévoit l’aménagement de terrains destinés à l’implantation d’entreprises et le renforcement des services sur le site. La CNR apportera une contribution financière de 5 M€ jusqu’au terme de cet accord, programmé pour 2023. « Dans le cadre de ce partenariat, nous mettrons à disposition d’Inspira notre expérience de l’exploitation portuaire et notre expertise dans la gestion des énergies renouvelables », souligne Elisabeth Ayrault.


Par ailleurs, Inspira et Indura ont signé un partenariat pour encourager le déploiement d’innovations et d’expérimentations. Plusieurs collaborations futures ont été identifiées en lien avec les sujets portés par Indura, notamment sur le réseau d’infrastructures et les nouveaux matériaux. « Ce partenariat vise à répondre par l’innovation aux défis actuels rencontrés par les professionnels des travaux publics présents sur le site ou amenés à s’y installer », a expliqué Pierre Rampa, président du Cluster Indura. Avant d’ajouter : « Transition énergétique et transition écologique sont les piliers de l’innovation de nos métiers. »


Inspira, qui totalise quelque 340 ha au sud de Lyon, dont 90 ha de Domaine public fluvial propriété de l’Etat concédés à la Compagnie Nationale du Rhône, est aujourd’hui l’un des sites économiques les plus vastes de l’Isère pour accueillir de nouvelles entreprises industrielles. Un environnement industriel attractif, adossé à la première plate-forme chimique de France, sur lequel une vingtaine d’entreprises, employant près de 900 emplois, occupent 90 ha.

Le BRGM recense tous les sites pollués de la Métropole de Lyon


Plus de 10 années de travail ont débouché sur la présentation, à l’occasion du salon Pollutec, d’une base de données reconstituant l’historique de plus de 10 000 sites industriels dans la Métropole.

Lancé fin 2005, l’Inventaire Historique Urbain des anciens sites industriels et artisanaux de la Métropole de Lyon vient de déboucher sur une somme exceptionnelle où sont recensés plus de 10 000 sites à l’échelle du parcellaire cadastral. « La Direction du foncier du Grand Lyon nous a sollicités pour réaliser ce travail », explique Blandine Clozel-Leloup, géochimiste en charge du dossier au BRGM Auvergne Rhône-Alpes. Aujourd’hui, la connaissance des risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation de ces sites s’avère en effet indispensable avant de lancer des projets d’aménagement.


Le travail de bénédictin, engagé par le BRGM, ne s’est pas limité aux frontières de la Métropole de Lyon. Tous les départements de l’ancienne région Rhône-Alpes ont été intégrés dans cette étude et quelque 43 500 sites recensés, dont 13 500 dans le département du Rhône. « Sur ce dernier territoire, la Métropole de Lyon totalise environ 80 % des sites », précise Blandine Clozel-Leloup. Au final, 81 % des communes de la Région sont concernées par au moins un site. La base de données régionale sera totalement opérationnelle au premier semestre 2017, avec la mise en ligne du département de l’Isère.


L’outil ainsi constitué doit permettre de sécuriser les futures opérations foncières lancées sur tous les territoires concernés. « Elle raconte l’histoire de ces sites, qui ont souvent changé d’affectation industrielle au fil des années », indique encore Blandine Clozel-Leloup. Ce n’est pas anodin, car les sites et sols pollués, ou potentiellement pollués, constituent des alternatives à une extension urbaine toujours plus consommatrice d’espaces ruraux. »

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