AccueilSociétéInfrastructures (Lyon) - Une nouvelle Sucrière culturelle, festive et événementielle

Infrastructures (Lyon) - Une nouvelle Sucrière culturelle, festive et événementielle

Le promoteur Icade (filiale de la Caisse des dépôts) achève les travaux de réhabilitation de la Sucrière (réalisés par BLB Constructions) et a donné les clés le 18 juillet au propriétaire, la SCI La Sucrière.

ActualitéSociété Publié le ,

Cette SCI est détenue à 50 % par Rhône Saône Développement (filiale de VNF et de la Caisse des dépôts) et à 50 % par la Foncière Polygone, foncière du groupe GL Events qui sera lui-même le gestionnaire de ce nouvel ensemble à vocation cultuelle. Et si l’on n’a pas encore de programmation concrète, l’idée est bien « de créer un complément à l’offre culturelle lyonnaise », indique-t-on chez GL Events, puisque c’était le choix de Gérard Collomb au lancement de la ZAC Confl uence. En fait, il faut plutôt parler d’offre culturelle et événementielle au sens large : expositions, spectacles mais aussi dîners de gala, événements corporate, petits salons... Olivier Ginon, P-DG de GL Events, tient cependant à préciser que ce sera « plus culturel que commercial ». Et il met en avant l’aura mondiale de son groupe pour justifier sa capacité à aller chercher du contenu inédit. De la critique sur le quasi-monopole de GL Events sur les grandes structures dédiées à l’événementiel à Lyon, Olivier Ginon fait un atout : « GL va pouvoir vendre Lyon dans le monde. C’est mieux que de multiplier les acteurs, qui se battent entre eux. Il ne faut pas de compétition entre les sites mais une mutualisation pour assurer la promotion de Lyon ». Tout le monde ne sera pas forcément d’accord. Mais la plupart pourra cependant se retrouver sur l’intérêt de ce bâtiment de la Sucrière (appelé autrefois, bâtiment des sucres indigènes !). Un bâtiment construit en 1931 et qui connaîtra deux phases d’extension, les fameux silos datant des années 70.

« Nous voudrions que la Sucrière vive 18 h/24 »

Une première étape de la réhabilitation a été effectuée en 2001 afin d’accueillir la Biennale d’Art Contemporain dès 2003 (qui le sera encore cette année). Le bâtiment a également abrité des expos (comme la très contestée « Our Body ») ou encore les Nuits Sonores. Cette deuxième phase de réhabilitation (coût : 9,6 M€ HT), effectuée en dix mois, permettra de redonner vie définitivement à l’édifice. « Nous voudrions que la Sucrière vive 18 h/24 », annonce Jean-Paul Viossat, directeur de Rhône Saône Développement. Pour cela, il faut donc générer une vie le jour et une vie la nuit. A cet égard, trois fonctions ont donc été imaginées pour la Sucrière. Au rez-de-chaussée et au premier étage, c’est l’espace culturel/événementiel. Une partie du plancher entre les deux étages a été supprimée et des poteaux ont été enlevés, ce qui donne des possibilités d’aménagement importantes. Sur les 1 700 m2 de la salle principale, le cabinet Z Architecture a ainsi pu ménager un espace entièrement disponible de plus de 500 m2 qui s’étire sur 42 m de long, 14 m de large et 9 m de haut ! Cet espace, qui s’ouvre sur la Saône, conserve quelque peu son caractère industriel grâce à la conservation d’hélices de l’usine originelle. Ces hélices permettaient de faire glisser des sacs de sucre entre le premier étage et le rez-de-chaussée. Au rez-de-chaussée toujours, on trouve une « petite » salle de 600 m2 et un accueil de 400 m2. Au premier étage, on peut retrouver la même surface de 1 700 m2 puisque l’aménageur a prévu un plancher amovible. Enfin, au niveau 2, se trouve une salle d‘exposition, de 1 700 m2 toujours.

Un loyer au prix fort

La Sucrière comprend par ailleurs 3 200 m2 de bureaux avec d’immenses loggias, celles-ci offrant une vue imprenable sur la Saône et la balme de Sainte-Foy. Aucune entreprise n’est encore annoncée dans ces locaux qui se loueront au prix fort de 250 € HT et HC/m2/an. C’est-à-dire le niveau du loyer d’un bâtiment neuf sur Part-Dieu !
Ces bureaux sont répartis sur trois étages, avec des plateaux de 1 000 et 1 200 m2 divisibles à partir de 500 ou de 300 m2. Une partie se situe dans le bâtiment réhabilité. Une autre partie se situe dans l’étage qui a été ajouté en attique. Ces derniers seront labellisés « Très Haute Performance Energétique ». Et dans cet attique, prendra place un club, une discothèque de 500 m2 avec une magnifique terrasse de 500 m2 également. GL Events cherche pour l’heure un exploitant.
Au total, l’ensemble représente 10 600 m2 sur quatre niveaux. William Vassal, l’architecte, a convaincu les donneurs d’ordre de laisser apparaître sur le bâtiment, les traces de son histoire. « On a voulu conserver des façades un peu usées, expliquet-il, pour ne pas lutter contre les bâtiments design construits à côté et pour ne pas risquer de perdre l’âme et l’histoire de la Sucrière ».
Le public pourra se faire son propre avis dès le 15 septembre avec l’ouverture de la BAC 2011.

Alban Razia


Où se garer ?

D’ici quelques semaines, un parking provisoire sera aménagé sur l’emprise RFF juste à côté. En 2012, ce parking provisoire fera place à un parking définitif de 600 places (gestionnaire privé à trouver), ouvert à tous. Avec les 200 places de surface et le parking du pôle de loisirs (1 400 places), les propriétaires des lieux estiment que l’offre permettra un fonctionnement correct de l’ensemble. Seul hic : on ne parle plus des modes doux qui devaient distinguer Confluence des autres quartiers…

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