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Indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon 3

L'indice est en recul de 4,09 % en janvier, puis de 0,68 % en février, soit une chute de 4,74 % en deux mois…
Indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon 3

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L’année 2016 avait débuté de manière très agitée : à aucun moment le mois de février a démenti la très forte volatilité. Au terme des deux premières semaines de ce mois s’étalant sur 29 jours, l’indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon 3 avait perdu 9 % de plus, la baisse du prix du baril de pétrole et la crise chinoise en étant les causes essentielles.

La seconde partie du mois fut mieux orientée, ou moins désorientée, avec une hausse de 9,1 %. Si la première semaine a vécu un fort rebond, la semaine suivante fut davantage inégale. En fait, en ce qui concerne le Cac 40, on a pu constater sans motif fondamental, mais en tout cas sans qu’il prête aucun écho aux mauvaises nouvelles, une remontée impressionnante qui n’a pas toujours convaincu, entre le jeudi 25 à 17 h et le vendredi 26 à 9 h 15 ! Peu importe, on a retrouvé des niveaux de cours plus conformes… mais sachons que des prises de bénéfices, le stress ou l’inquiétude peuvent occuper une place significative sur nos marchés actuels.

Rappelons aussi qu’après l’accord obtenu par le Royaume-Uni et le Conseil européen il y a quelques jours, le Brexit (entendez le British Exit, sortie volontaire de l’Union Européenne de la part du Royaume-Uni) est devenu plus crédible, la livre sterling ayant par ailleurs abandonné plus de 2 % vis-à-vis de l’euro entre le 22 et le 24 février… La réunion du G20 à Shanghai des banquiers centraux et des ministres des Finances du G20 les 26 et 27 février n’a pas permis de trouver une solution pour relancer la croissance mondiale…

Sur les deux premiers mois de l’année, l’indice régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon 3 recule donc de moins de 5 %, quand le Cac 40 perd 6,1 % et le Cac Mid & Small baisse de presque 7 %. En pratique, l’indice régional retrouve ses niveaux d’il y a tout juste un an, alors même que durant les deux premiers mois de 2015 il avait alors déjà progressé de plus de 13 % ! De son côté, depuis le début de cette année, l’Indice financier européen IFE 15 est en repli de 9,55 %. La parité euro/dollar est début mars à 1,087.

Une situation particulière

Les dernières perspectives économiques de l’OCDE révèlent une croissance mondiale pratiquement stationnaire du fait de la reprise modeste des économies avancées conjuguée à une activité ralentie dans les économies de marché émergentes. Probablement l’économie mondiale en 2016 connaîtrait ainsi une croissance voisine de celle de 2015, avec des échanges et des investissements faibles.

La croissance économique en zone euro devrait être de 1,4 % en 2016, puis de 1,7 % l’année suivante. Le taux de croissance pour 2016 serait de 1,3 % en Allemagne, de 1,2 % en France et de 1 % en Italie. Aux Etats-Unis, le taux de croissance serait cette année de 2 %.

Dans le même temps, en Chine, le PIB augmenterait de 6,5 %, et en Inde de 7,4 %. Par contre le Brésil connaît la récession, avec une contraction attendue de croissance de 4 % en 2016.

Dans le contexte actuel, les risques d’instabilité financière sont élevés comme les récents réajustements des cours des actions au niveau mondial l’ont démontré. De plus des économies émergentes, concernées par des flux de capitaux volatils et un endettement interne élevé, sontdavantage vulnérables.

Le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé en février à - 0,2 %, en baisse sur janvier (+ 0,3 %) selon la première estimation de l’office statistique de l’Union Européenne Eurostat. Ce taux traduit l’évolution des prix entre le mois de référence et le même mois de l’année précédente. Dans le détail, ce sont les services qui ont connu le taux le plus haut en février (+ 1 %), suivis des produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac (0,7 %), des biens industriels non énergétiques (0,3 %), enfin de l’énergie (- 8 % contre 5,4 % en janvier !).

La pression sur la BCE se trouve de facto accrue. Le 15 février, son président Mario Draghi avait annoncé que la BCE « n’hésiterait pas » lors de sa réunion du 10 mars à agir, en cas de risques accrus sur la stabilité des prix, sans autres précisions. Concrètement l’inflation sous-jacente ne prenant pas en compte ni l’énergie, ni l’alimentation, les boissons alcoolisées et le tabac montre mieux la tendance : or elle s’est repliée du 1 % observé en janvier à 0,7 % en février, après avoir évolué durant le deuxième semestre 2015 dans la fourchette 1,1 % - 0,9 %.

Finalement la France s’en sortirait plutôt bien, d’autant qu’en janvier la consommation des ménages en biens a progressé selon l’Insee de 0,6 %.

Les opérateurs boursiers en mouvement

Il y a quelques jours, on a appris qu’existait un projet de fusion entre deux des principales entreprises de marché européennes, le London Stock Exchange Group (LSE) et la Deutsche Börse. L’opération soulèverait des problèmes de concurrence selon le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron.

Mais l’opérateur boursier américain Intercontinental Exchange (ICE) vient le 1er mars confirmer qu’il envisage une offre d’achat sur le LES pour contrer le rapprochement entre ces deux groupes, ce qui lui permet de présenter une offre ferme ou d’y renoncer jusqu’au 29 mars à 17 h…

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