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Captage et stockage du CO2 : une priorité pour l'IFPEN

Publié le - - Industrie

Captage et stockage du CO2 : une priorité pour l'IFPEN
Photo DR - Vue ae?rienne du site IFPEN de Solaize

Considéré par l'Agence Internationale de l'Énergie comme une solution incontournable pour avoir une chance d'atteindre les objectifs climatiques ambitionnés à l'horizon 2050, le captage et le stockage du CO2 arrive aujourd'hui au troisième rang des priorités après l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Au terme d'une année 2019 qui lui a permis de déposer 185 brevets, dont 94 dans le domaine des Nouvelles Technologies de l'Énergie, l'IFP Énergies Nouvelles (IFPEN) a enregistré des avancées majeures, notamment dans le captage et stockage du CO2. Il est ainsi impliqué dans deux grands programmes, qui visent à démontrer des technologies qui ont été développées dans ses laboratoires au cours des 20 dernières années.

« Dans le cadre du projet sino-européen Cheers, tout d'abord, nous avons livré en 2019 le design de l'unité de démonstration qui sera construite en Chine », explique Cécile Barrère-Tricca, la directrice de l'établissement lyonnais de l'IFPEN, qui regroupe quelque 800 collaborateurs. Cheers repose sur un procédé qui permet de démontrer la combustion en boucle chimique. Il permet de générer de l'énergie à partir d'hydrocarbures en récupérant du CO2 pur.

Le second projet a démarré en 2019. IFPEN est à la tête de ce projet européen, qui réunit un consortium de 11 acteurs vise à démontrer industriellement une technologie développée par l'établissement français sur le captage du CO2 en post combustion, c'est-à-dire sur des sites fortement émetteurs de CO2. « Nous travaillons notamment sur ce projet avec Total, indique-t-elle. Un démonstrateur sera installé sur un site sidérurgique du groupe Arcelor Mittal à Dunkerque. »

Dans le même temps, IFPEN a également planché aux côtés de Michelin et Axens sur la création d'une filière de production de butadiène (Ndlr : le butadiène sert à fabriquer des caoutchoucs synthétiques) à partir d'éthanol biosourçé. Une nouvelle étape clé a été franchie en 2019 sur ce projet, avec la décision de lancer un premier démonstrateur industriel en France. Il verra le jour près de Bordeaux, à Bassens, avant la fin de l'année, pour une mise en service en 2022 / 2023. L'unité devrait produire entre 20 et 30 tonnes de butadiène par an. L'objectif étant de passer à 100 000 tonnes dans une unité industrielle.




Jacques DONNAY
Journaliste

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