AccueilEconomieIndustrieHoméopathie : Boiron se refait une santé

Homéopathie : Boiron se refait une santé

Après 90 ans d’existence, le groupe Boiron, spécialiste français de l’homéopathie basé dans l'Ouest lyonnais, résiste à la sortie d’une période très chahutée depuis 2020.
Homéopathie : Boiron se refait une santé
© M-A. G - Valérie Lorentz-Poinsot, directrice générale des Laboratoires Boiron

EconomieIndustrie Publié le ,

Les deux dernières années n’ont pas été de tout repos pour le groupe Boiron. D’abord, ce fut la décision par l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn d’acter le déremboursement de l’homéopathie, effectif depuis le 1er janvier 2021, et entraînant ensuite une perte d’activité (jusqu’à -41 % durant le premier trimestre 2021) qui a conduit le groupe lyonnais de fermer 13 sites et de décider du départ 500 collaborateurs. Et puis la crise du Covid est arrivée, plombant un peu plus ses résultats.

Mais Boiron a su redresser la barre, en recul "seulement" de 11,4 % sur 2021 terminant l’année à 455,2 millions d’euros (contre 513,5 % en 2020).

Boiron affiche une dynamique de croissance retrouvée

"Nous avons dû revoir entièrement notre politique commerciale hors homéopathie et sommes passés de 2 % à 10 % d’activité sur ce segment entre 2018 et 2020", explique Valérie Lorentz-Poinsot, directrice générale de Boiron.

Boiron a aussi profité de l’essor des ventes d’autotest (25 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021) capitalisant sur son réseau de distribution auprès des pharmacies et assurant même une position de leader en France sur les 3 premiers mois de l’année.

Bien que la dirigeante atteste d’un "phénomène de rattrapage" (avec une année de référence qui est 2019) ; cette dernière confirme une vraie dynamique de croissance retrouvée.

Boiron, une stratégie internationale

Avec 48 % de son chiffre d’affaires réalisés à l’international, Boiron est un groupe résolument mondial (23 filiales et une présence dans 50 pays) en développant le principe d’une homéopathie intégrée aux médecines locales.

Dernièrement, Boiron a mis un pied en Chine, mais la période Covid a mis en stand-by son développement dans un pays qui pourrait intégrer l’homéopathie, associée à sa médecine traditionnelle.

"Comparés à la médecine chinoise, les traitements homéopathiques de possèdent pas d’effets secondaires", met en avant Valérie Lorentz-Poinsot.

Boiron mène une expérimentation sur le cannabis thérapeutique

A cette stratégique d’internationalisation, s’associe celle de diversification. En janvier 2022, les Laboratoires Boiron ont ainsi racheté la start-up Abbi (première prise de participation à hauteur de 70 % avant le rachat total en 2025), spécialisée dans les produits cosmétiques sur-mesure.

Boiron mène par ailleurs une expérimentation sur le cannabis thérapeutique lui offrant de nouveaux axes de développements possibles.

Depuis 90 ans, l’histoire des Laboratoires Boiron est restée familiale même si plus aucun membre n’est aux manettes opérationnelles (mais bien présents au capital et donc au conseil d’administration, Ndlr).

D’abord, Jean et Henri Boiron, frères et fondateurs du groupe, puis Christian, Thierry Boiron et Michèle Boiron, avant le passage de témoin à Valérie Poinsot-Lorentz en 2019.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 25 juin 2022

Journal du25 juin 2022

Journal du 18 juin 2022

Journal du18 juin 2022

Journal du 11 juin 2022

Journal du11 juin 2022

Journal du 04 juin 2022

Journal du04 juin 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?