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Hip-hop, le Rouge de l'espoir

Publié le - - Spectacle vivant

Hip-hop, le Rouge de l'espoir
© le Poulpe

La compagnie S'poart présente Rouge, une variation break sur la couleur aux allures de manifeste humaniste.


On le connaît peu à Lyon, même s'il est régulièrement invité sous nos cieux, notamment lors du dernier festival Karavel, en octobre dernier. Et c'est un peu grâce au concours Reconnaissance, initié par le CDC de Grenoble et la Maison de la danse, où Michael Le Mer a gagné en 2009 le 2ème prix du jury, qu'il s'est fait remarquer par le milieu professionnel avec sa pièce In vivo. Depuis 2009, quel chemin parcouru ! Artiste associé pour trois saisons à la Scène nationale Le Grand R de la Roche-sur-Yon, Mickaël Le Mer est l'un des chorégraphes hip-hop les plus talentueux de sa génération. Il en fait la brillante démonstration avec cette production, créée en novembre 2014, qui a déjà fait le tour de France et part au Brésil à cet été. Baptisée Rouge parce que « si le hip-hop était une couleur ce serait le rouge », cette pièce a paradoxalement évacué tout le rouge comme couleur. Par contre il « est omnipotent, de part les états de corps, la chorégraphie, l’émotion, ce qui est vu et ressenti » explique le chorégraphe issu de la « deuxième vague » hip-hop.


Rouge du sang, rouge du désir, de la colère et de l'espoir (comme le nom de la compagnie S'Poart, à prononcer espoir), rouge d'une rose, les interprètes embrassent tout. En scène, sept grands gaillards portent le costard avec élégance, pour danser le rouge, sous toutes ses facettes, en noir et blanc. Dans une scénographie stylisée de sept grands panneaux blancs, ils cherchent... et trouvent la puissance de la couleur, sa fragilité et partant la puissance de l'humanité et sa douceur, sa rage aussi. L'écriture singulière de Mickaël Le Mer tisse une trame fluide entre break-dance et contemporain, fusion réussie de deux vocabulaires ici intimement liés. Tout comme la composition musicale originale de Julien Camarena, qui travaille depuis 2006 avec la compagnie, accompagne les danseurs dans leur quête d'une couleur « éclectique et paradoxale ».


Maison de la danse, 23 au 26 mars




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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