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Hélène Grimaud en roue libre

La pianiste aixoise a rendez-vous à l'Auditorium avec l'Orchestre de chambre de Bâle dans un programme Bach et Mozart.
Hélène Grimaud en roue libre
© Mat Hennek - Hélène Grimaud : "Pour moi, un concerto n'est rien d'autre que de la musique de chambre à une plus grande échelle"

CultureMusique Publié le ,

En janvier 2014, le public lyonnais l’avait applaudie dans le Premier concerto de Brahms. En septembre, souffrante, Hélène Grimaud avait déclaré forfait, cédant sa place à Nicholas Angelich pour interpréter le 2èm concerto. Aujourd’hui, la surdouée, belle et rebelle, revient à l’Auditorium, dans un registre plus « léger ».
Depuis ses débuts, en 1987 au festival de la Roque d’Anthéron, à deux pas de sa ville natale Aix-en-Provence qu’elle avait quitté à 13 ans pour intégrer le conservatoire de Paris, Hélène Grimaud vit une histoire d’amour avec son public. Les mélomanes ne sont pas seuls à succomber au charme et au talent de cette artiste hors norme lauréate des Victoires de la Musique en 1994. Après des débuts fulgurants, Hélène Grimaud s’est installée en Floride où est né la légende de la pianiste et des loups, pour lesquels elle a mis sa carrière entre parenthèse, du moins en pointillés.
La fidélité d’Hélène Grimaud avec Lyon s’explique d’abord par sa complicité avec Leonard Slatkin. « Il y a une alchimie entre nous ». Ensuite par la relation nouée avec l’ONL. Mais pour ce concert, où le public découvrira une nouvelle facette de son talent, la virtuose elle ne retrouvera pas les musiciens lyonnais, mais ceux de l’Orchestre de chambre de Bâle. Elle a conçu ce programme concertant dans l’esprit de la musique de chambre. «Nous jouerons sans chef. L’orchestre n’a pas besoin de chef pour jouer ces œuvres. Pour moi, un concerto n’est rien d’autre que de la musique de chambre à une plus grande échelle. Le travail se fera pendant les répétitions.»

Hélène Grimaud jouera le premier concerto de Bach et le 20ème de Mozart. A ces deux œuvres, parmi les plus sombres de leur compositeur, font écho Dumbarton Oaks de Stravinsky et la courte symphonie Classique de Prokofiev, deux pièces pétillantes qui regardent vers le passé.

Auditorium, 9 janvier à 18 h

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