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Guillaume Tell tout en sobriété

Pour sa première production de la saison, l'Opéra de Lyon n'a pas fait les choses à moitié. Il s'empare de Guillaume Tell, dernier opéra de Rossini, dans sa version française.
Guillaume Tell tout en sobriété
DR - Tobias Kratzer, metteur en scène

CultureMusique Publié le ,

Soit 4h30 de musique, ici ramenée à 3h30 dans la version de Tobias Kratzer, un metteur en scène allemand à la sulfureuse réputation, qui s'avère ici extrêmement sobre et pertinent. Il faut saluer tout d'abord le sémillant chef permanent de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, Daniele Rustioni, qui insuffle son énergie juvénile, devenue sa griffe depuis son arrivée à Lyon et sa fougue désormais coutumière. La distribution vocale est tout aussi convaincante, notamment John Osborne, formidable en Arnold ou Jane Archibald en Mathilde, et Jennifer Courcier, impeccable en doublure de Jemmy, le fils de Guillaume Tell. La mise en scène, la scénographie, que d'aucuns pourront trouver minimaliste et terne (un parti-pris du noir et blanc très graphique) cultive la mise en abyme tout en servant la partition musicale par son dépouillement.

Opéra de Lyon, jusqu'au 17 octobre, www.opera-lyon.com

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