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Groupe Lépine : de l'instrumentation médicale à l'orthopédie

Groupe Lépine : de l'instrumentation médicale à l'orthopédie
Photo JD - Rodolphe et Valentin Pfaifer, DG Groupe Lépine

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Entrés respectivement dans l'entreprise en 2000 et 2010, Rodolphe et Valentin Pfaifer s'attachent à conforter la dynamique de croissance initiée par leur père à la tête du Groupe Lépine, société lyonnaise rachetée par Patrick Pfaifer en 1988. Tournée depuis le 19ème siècle vers la fabrication d'instruments médicaux, cette entreprise créée en 1714 employait alors une cinquantaine de personnes, mais peinait à se reconvertir sur un marché en pleine mutation. « Lépine était connue dans toute la France et fournissait tout le matériel nécessaire au bloc opératoire : lits, instruments pour les chirurgiens… Son catalogue comptait environ 5 000 références, qu'elle vendait exclusivement dans l'Hexagone », détaillent les deux frères.

En reprenant Lépine, leur père décide de recentrer l'entreprise sur l'orthopédie et fait le pari de concevoir ses propres produits. En 1990, il crée donc un bureau d'études et fabrique des prothèses de hanche, de genou et de pouce. « Cela représente 90 % de notre chiffre d'affaires, qui s'élève à 50 M€, précisent Rodolphe et Valentin Pfaifer. Nous vendons également des ciments pour fixer les prothèses, des vis pour la traumatologie et des attelles, qui représentent encore un gros volume, puisque nous répondons chaque année aux appels d'offres lancés par les hôpitaux. » Devenu un acteur de référence dans l'orthopédie, le Groupe Lépine distribue ses produits en France, mais aussi à l'international, où il réalise désormais 60 % de son activité, au travers de ses six filiales de distribution implantées en Italie, Espagne, Allemagne, Algérie, Maroc, Colombie. « L'Amérique du Sud représente la moitié de nos ventes », précisent-ils.

Pour assumer ses ambitions, le Groupe Lépine s'adosse désormais sur quatre sites de production, où il emploie quelque 500 personnes. A commencer par celui de Genay, au nord de Lyon, qui abrite également les fonctions de direction. L'unité industrielle de Genay s'occupe de la transformation permettant de réaliser les produits finis stériles, prêts à l'emploi, directement utilisables par les hôpitaux. Elle compte 200 salariés. Après avoir mené à bien plusieurs opérations de croissance externe, le Groupe Lépine s'est également installé en Allemagne, où il réalise toutes ses opérations de fonderie, à Orthez pour la forge et à Bourges pour la fabrication de petits produits très spécifiques et pour les tests mécaniques et d'usure en laboratoire d'essai. « Le laboratoire de génie tissulaire TBF, qui est un basé à Mions, est filiale du groupe. Il a une grosse activité de recherche et travaille à la récupération des têtes fémorales et à la revalorisation de l'os pour générer des greffons, qui sont ensuite utilisés dans le cadre d'opérations chirurgicales », complètent Rodolphe et Valentin Pfaifer.

Le Groupe Lépine veut se renforcer sur les prothèses de genou

Porté par une croissance moyenne de 5 à 6 % par an, le Groupe Lépine est aujourd'hui bien implanté sur le marché des prothèses de hanche. Pour prolonger son développement, il entend maintenant renforcer ses positions sur celui des prothèses de genou. « Le marché, globalement, est porteur en volumes, mais nous devons faire face à des baisses plus ou moins importantes de tarifs depuis quelques années. Les baisses les plus lourdes portent sur les prothèses de hanche, qui représentent actuellement 60 % de notre chiffre d'affaires, alors que le marché français se répartit équitablement entre les deux. Nous souhaitons donc gagner des parts de marché sur les prothèses de genou », expliquent Rodolphe et Valentin Pfaifer.

Pour y parvenir, le Groupe Lépine a décidé de réaliser un gros travail de développement sur ce segment. Une stratégie qui se concrétisera, d'ici la fin de l'année, avec la d'une nouvelle prothèse de genou baptisée Kneo. « Elle devrait nous permettre de renforcer considérablement nos positions, assurent-ils. Nous allons organiser une grande présentation au mois de septembre, à l'occasion des « Journées Lyonnaises du genou », qui réuniront entre 800 et 900 chirurgiens.

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