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Gilles Cheval : le pragmatisme d'un autodidacte

Gilles Cheval : le pragmatisme d'un autodidacte

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Issu d’une famille de paysans d’Argenton-sur-Creuse dans l’Indre, Gilles Cheval n’a pas plus de vocation agricole que ferroviaire lorsqu’il passe, par hasard et avec succès, le concours d’entrée à la SNCF en 1975. Il n’a pas encore 18 ans et entre dans la vie active par la petite porte d’une grande maison dont il va gravir les nombreux étages pendant quarante ans. Il commence par des postes d’opérateurs, reprend ses études et termine major de promotion de l’Ecole nationale de l’exploitation ferroviaire de la SNCF en 1984. Sa carrière le conduit alors en Midi-Pyrénées puis dans le Limousin et en Alsace. « J’ai beaucoup voyagé en France et exercé toutes sortes de métiers : exploitation ferroviaire, formation de cadres, gestion organisationnelle et enfin management, celui que j’ai préféré. C’est passionnant de stimuler des équipes, de motiver les hommes et les femmes à se surpasser et de créer une émulation. Tout comme au rugby, un sport que j’apprécie beaucoup. »

S’il n’a pas la carrure physique du rugbyman, Gilles Cheval est un manager discret et opérationnel qui entraîne ses équipes à réussir, dans un souci permanent de collaboration. Il assume ses fonctions avec une profonde humanité, attentif et à l’écoute de ses collaborateurs. « Plus on est nombreux à avoir des idées, plus on a des chances de réussir. Chacun a sa place pour mettre sa pierre à l’édifice et construire un travail d’équipe. » Amoureux de la montagne, il compare son travail à de longues randonnées en altitude : « On souffre mais on s’entraide et cela devient moins dur. » Gilles Cheval évoque cette culture d’entreprise de la SNCF avec un véritable esprit de solidarité. « Cela m’a aidé dans les nombreuses situations de crise que j’ai dû gérer. »

En 2002, lorsqu’il arrive en Rhône-Alpes pour la première fois, il a pour mission de préparer la construction du technicentre TGV de Gerland, puis de mettre en place le cadencement des TER. Plus tard, nommé directeur national des sillons au siège de SNCF Réseau, il est chargé d’établir le cadencement généralisé des horaires sur le réseau national en 2012 et d’effectuer le rapprochement entre la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF). Avec autant d’humilité que de compétence, Gilles Cheval a été le pionnier de cette réforme appliquée au 1er janvier 2015. « Ce fut un bon moment qui nécessitait d’avoir des équipes soudées des deux côtés. »

" L'urgence : la rénovation du réseau "

De retour à Lyon depuis trois mois, le nouveau directeur territorial Rhône-Alpes Auvergne SNCF Réseau poursuit son chemin auprès de 6 300 personnes qui effectuent l’entretien quotidien des réseaux, la construction de nouvelles lignes, assurent la circulation des exploitations et l’accès aux réseaux (SNCF mobilité et entreprises privées). « L’urgence se situe au niveau de la rénovation du réseau avec l’objectif de doubler les investissements, en passant de 250 M€ à 500 M€ en cinq ans. C’est un vrai défi avec une planification difficile et complexe en ce qui concerne les compétences et les moyens humains. Et simultanément, le réseau doit continuer à circuler. Actuellement, des travaux sont effectués par un train usine sur deux lignes entre Lyon et Chasse-sur-Rhône et entre Lyon et Givors. Cela génère une réduction de la vitesse et du nombre des trains. Le chantier, sur lequel 350 personnes oeuvrent en continu coûte 1,2 M€ au km. Il sera terminé au 15 décembre prochain. En Rhône-Alpes, nous avons déjà renouvelé 150 km de voies en 2015 pour 200 M €. C’est une année exceptionnelle qui se renouvellera en 2018. »

SNCF réseau Rhône-Alpes Auvergne effectuera également le remplacement de 150 aiguillages en 2016, alors que la moyenne annuelle est de 40. « C’est une opération essentielle de sécurité qui coûte entre 500 000 et 700 000 € l’unité », précise Gilles Cheval qui portera aussi le projet phare en développement du CEVA, liaison ferroviaire Cornavin Eaux Vives Annemasse et celui du nœud ferroviaire lyonnais et de l’aménagement de la gare de la Part-Dieu. Un programme chargé que le nouveau directeur aborde avec entrain et efficience.


SNCF Réseau Rhône-Alpes Auvergne en chiffres

2e région ferroviaire de France
3 500 km de lignes
160 km de lignes sous 420 tunnels
7 000 ponts
2 160 passages à niveau
340 gares
2 000 trains quotidiens dont 1 450 TER
6 300 personnes
7 pays d’Europe et 20 grandes villes françaises desservies par la gare de la Part-Dieu

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