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Gérard Collomb retrouve son siège de maire

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Gérard Collomb retrouve son siège de maire
M.G. - Gérard Collomb réélu maire de Lyon

Suite à la tenue d'un conseil municipal extraordinaire le 5 novembre, Gérard Collomb a été élu maire de Lyon, 16 mois après avoir quitté sa fonction d'édile en 2017. Il obtient 41 voix contre 8 pour Denis Broliquier, l'actuel maire du 2e arrondissement.

Démissionnaire de son poste de ministre de l'Intérieur il y a quelques semaines, Gérard Collomb a été réélu à la tête de la mairie de Lyon. L'issue du scrutin, n'a donc laissé aucune place à la surprise tant il était acquis pour le nouvel édile lyonnais, porté par une majorité à l'assemblé municipale, de retrouver sa place, laissée il y a quinze mois à Georges Képénékian, démissionnaire.

C'est à ce dernier d'ailleurs que Gérard Collomb, s'est adressé en premier à l'issue du scrutin : « C'est grâce à George Képénékian que je dois cette réélection. Ensemble, nous cheminons depuis longtemps, et jamais, sa loyauté ne s'est démentie. Il a été pour nous un maire exceptionnel, à l'écoute des élus et de l'opposition, et de ses administrés, ce qui est une source d'inspiration. Je remercie également David Kimelfeld à qui j'assure, qu'entre Lyon et la métropole de Lyon, qu'il n'y aura aucune difficulté à travailler ensemble ».

L'ex-maire de Lyon, Georges Képénékian a ensuite pris la parole, parlant de son mandat comme d'un « moment exceptionnel », quinze mois durant lesquels « je suis allé chercher l'ensemble de toutes les expériences, car être maire c'est aller chercher au plus profond de soi, c'est une expérience totale, c'est enrichir l'héritage qu'on nous a légué ».

Avant de laisser la parole aux divers groupes politiques qui composent le conseil municipal, Gérard Collomb a repris la parole pour expliquer ses projets pour la ville… et la métropole de Lyon. « Être maire est une fonction spéciale. J'ai consacré toute ma vie à cette ville. La première leçon que je tire de cette expérience est de toujours se placer dans l'innovation, car rien n'est jamais acquis au niveau économique (et politique ?). Construire demande du temps, en revanche, régresser va beaucoup plus vite ». Son « projet » pour Lyon et l'agglomération porte essentiellement sur un développement significatif de la vallée de chimie et sa transformation vers une filière verte, le pôle santé, le numérique et sur la R&D, prenant exemple sur des modèles du genre comme l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston qui ont créé un véritable écosystème en la matière. Le maire de Lyon a ensuite évoqué que perdurerait la grande tradition humaniste de Lyon à travers son accompagnement auprès des populations les plus faibles. Il a également annoncé un investissement de 1,9 Md dédié aux mobilités en ville. « Il faut que ce mandat soit un grand mandat avec une majorité au service de Lyon et des Lyonnais » a terminé le nouveau maire de Lyon.

Note : Gérard Collomb été élu dès le premier tour de scrutin, avec 41 voix sur 49 suffrages exprimés. Denis Broliquier, seul autre candidat déclaré, a recueilli 8 voix (59 bulletins déposés dans l'urne, 10 votes blancs).

Parmi les élus, notamment de l'opposition, les réactions ne se sont pas faites attendre. Morceaux choisis :

Christophe Boudot
« Ce retour précipité sonne comme un échec, tout comme pour le gouvernement Macron. Vous avez néanmoins su faire preuve de panache en remettant à sa place le premier Ministre Edouard Philippe lors de votre démission (…) vous avez fait passé votre ego avant les enjeux de sécurité nationale, il y a peut-être quelque chose de casser avec les Lyonnais ».

Isabelle Granjon
« Je ne peux cautionner ces petits arrangements entre amis. Votre retour tambour battant n'est pas plus à votre avantage, les Lyonnais méritent mieux. C'est votre image qui compte plus que le bien-être des Lyonnais ».

Nathalie Perrin-Gilbert
« Le nouveau maire de Lyon n'est pas prêt à lâcher la métropole de Lyon. C'est un simulacre de démocratie. Vous aviez 15 000 raisons de ne pas revenir à la tête de la mairie de Lyon. 15 000, soit le nombre de jours écoulés depuis le 25 mars 1977, date de votre première élection. Durant ce temps, vous avez occupé tous les mandats politiques que la France peut offrir. L'éternité c'est long surtout vers la fin. Vous allez transformer Lyon en une nécropole de la vie politique ».

Denis Broliquier (Les Indépendants)
« Les élus avaient-ils le choix (…) avec la peur des représailles ? 20 % de l'assemblée qui ne prend pas part au vote n'est pas un signe de dynamisme de votre mandat. Lorsqu'on n'a plus que la peur et la contrainte dans le management de la politique, cela signifie que vous n'avez plus les coudées franches. Nous craignons un mandat autoritaire. C'est sans gloire que vous reprenez votre siège de maire ».

Stéphane Guilland (Groupe Les Républicains)
« Je vous adresse nos félicitations républicaines. Cette élection est le terme d'un mois de sketch ridicule. Depuis 1977, avez-vous eu le sentiment d'avoir répondu aux attentes des Lyonnais ? Arrêtez de faire des promesses et restez humble pour redonner confiance à la République.




Julien THIBERT
Journaliste

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