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GDE Groupe Ecore conforte son site de Corbas

GDE Groupe Ecore conforte son site de Corbas
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Avec 3 sites de collecte, sur les 65 que compte GDE Groupe Ecore dans l'ensemble de l'Hexagone, la grande région lyonnaise fait partie des territoires stratégiques pour ce spécialiste normand du recyclage et de la valorisation des déchets, en particulier les métaux ferreux et non ferreux. Implantée à Saint-Genis Laval et Givors, l'entreprise a pris pied à Givors en 2004, sur un foncier de 3 hectares, où elle collecte annuellement 28 000 tonnes de métaux ferreux, 1 200 tonnes de métaux non ferreux et 500 tonnes de déchets industriels banals. Des volumes qui vont fortement augmenter à l'avenir, après l'acquisition d'une cisaille industrielle d'une puissance de 1 000 tonnes.

« Nous avons investi 1 M€ dans cette opération, précise Philippe Sorret, directeur général délégué de GDE Groupe Ecore. Grâce à ce nouvel outil industriel, le volume d'activité va augmenter de 20 à 30 % sur le site de Corbas. » Une montée en puissance qui sera confortée entre 2019 et 2020 avec l'acquisition d'un casse rail, qui permettra de découper les rails désinstallés par la SNCF, avant de les expédier chez les aciéristes. Là encore, les volumes traités augmenteront significativement. « Nous devrions découper environ 4 000 tonnes de rails par an à Corbas, ajoute-t-il. La SNCF est d'ailleurs un de nos clients importants. »

En région lyonnaise, comme dans le reste de l'Hexagone, GDE Groupe Ecore s'approvisionne principalement auprès de fournisseurs issus du monde des collectivités, de l'industrie, du bâtiment, de l'artisanat… A partir de ce réseau, l'entreprise maitrise l'ensemble des activités de la chaine du recyclage : de la collecte de matériaux en fin de vie à la commercialisation de nouvelles matières premières et secondaires. « Nous collectons, recyclons et commercialisons cinq principales familles de matériaux : métaux ferreux, métaux non-ferreux, batteries au plomb, papiers-cartons et plastiques », détaille Philippe Sorret.

Au total, GDE Groupe Ecore traite quelque 3 millions de tonnes de métaux ferreux, 300 000 tonnes de métaux non ferreux et 400 000 tonnes de déchets banals : bois, végétaux, béton… L'entreprise intervient notamment sur les filières véhicules hors d'usage (VHU) et déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), en broyant environ 400 000 voitures par an, 800 000 réfrigérateurs et lave-vaisselle…

Principalement déployé en France, GDE Groupe Ecore emploie aujourd'hui plus de 1 300 personnes et réalise 1,2 Md€ de chiffre d'affaires. L'entreprise a cependant pris pied en Belgique, au Luxembourg et en Suisse. Des implantations qui lui permettent d'accompagner les entreprises dans leur déploiement à l'international, avec la maitrise de bout en bout du traitement des matières, de la réception au traitement et au transport.

Philippe Sorret : « De nouveaux investissements en Rhône-Alpes en 2019 / 2020 »

Directeur général délégué de GDE Groupe Ecore

Qu'est-ce qui distingue les trois unités dont vous disposez en région lyonnaise ?

En tonnage, ce sont des sites à peu près équivalents, qui emploient au total 35 personnes, mais ils ne sont pas tournés vers les mêmes types de matériaux. Le site de Saint-Genis Laval est dédié aux matériaux de détail et il est principalement alimenté par des artisans. Celui de Givors est très industriel, notamment en raison de sa proximité avec le bassin stéphanois. Corbas, enfin, s'adresse à tout type de fournisseurs : usines, détail, démolition, voitures, rails…

Votre présence dans la région ne se limite pas à ces trois sites ?

Non, en effet, nous disposons de 8 unités en région Rhône-Alpes. La plus importante est celle de Salaise-sur-Sanne, dans l'Isère, où nous avons installé un broyeur de 6 000 chevaux, qui traite 20 000 tonnes par mois. Nous employons plus de 70 personnes sur ce site, qui est l'un des plus gros du groupe, puisque nous avons seulement deux autres broyeurs de même capacité. A partir de Salaise-sur-Sanne, nous pouvons fournir les aciéristes du sud de la France, mais aussi les italiens et les espagnols.

Quelles sont vos ambitions dans la région pour l'avenir ?

Nous allons poursuivre notre développement et notre politique d'investissements. En 2019 / 2020, nous allons notamment installer un nouveau déchiqueteur sur le site de Salaise-sur-Sanne, afin de traiter une dizaine de milliers de tonnes de DEEE supplémentaires. Cela représentera un investissement de 500 000 €.

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