AccueilSociétéGastronomie - Lyon restera à table, quoi qu’il arrive !

Gastronomie - Lyon restera à table, quoi qu’il arrive !

Quid de ce projet ? Selon le précepte avéré « La gastronomie fait intégralement partie de notre patrimoine », corroboré par l’entrée du repas gastronomique français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a initié un projet intitulé «Pour une cité de la gastronomie». Gastronomie s’entendant comme l’art du bien manger et du bien boire et étant un élément essentiel de la culture des français. C’est donc en toute logique que la MFPCA a initié l’idée qui se traduira par la création d’une cité de la gastronomie et l’obtention d’un label mondial UNESCO. Reste à savoir où ? Appel à candidature a donc été lancé et six villes se sont déclarées.

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Quid de ce projet ?

Selon le précepte avéré « La gastronomie fait intégralement partie de notre patrimoine », corroboré par l’entrée du repas gastronomique français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a initié un projet intitulé «Pour une cité de la gastronomie».
Gastronomie s’entendant comme l’art du bien manger et du bien boire et étant un élément essentiel de la culture des français.
C’est donc en toute logique que la MFPCA a initié l’idée qui se traduira par la création d’une cité de la gastronomie et l’obtention d’un label mondial UNESCO.

Reste à savoir où ?

Appel à candidature a donc été lancé et six villes se sont déclarées. Tours, Chevilly-la-Rue/Rungis, Dijon, Beaune, Lyon et Versailles. Cette dernière s’étant retirée, puis rétractée !
D’aucun souhaitent que cette cité, entièrement dédiée aux cultures culinaires hexagonales et mondiales soit un véritable lieu d’effervescence unique, tout en associant expérience ludique et rigueur scientifique. Ce lieu devrait être aussi un centre de ressources, ainsi qu’un pôle de développement touristique et économique qui devrait s’en suivre.
Avec ces bases de réflexion et fort de son expertise sur le réseau Délice Jean-Michel Daclin, son président, a construit pierre après pierre le dossier, mais sans beaucoup d’écoute semble-t-il de la part de Gérard Collomb qui nous disait encore fi n août qu’il ne souhaitait pas s’impliquer dans une opération à 40 millions d’euros.
Et puis au fur à mesure, chacun y est allé, seul de son côté, de son soutien. Les Toques Blanches Lyonnaises qui ont organisé un week-end pluvieux une photographie avec une trentaine de chefs, un blogueur, un grand quotidien régional…
Mais peut-on gagner une bataille en y allant en ordre dispersé ?
Semble-t-il, les choses ont donc changé du côté de l’hôtel de ville, sans doute sous «l’amicale pression de syndicats patronaux ou professionnels et autres réseaux».
Pour fédérer cette allégeance, l’organisation d’une grande messe a donc été décidée le lundi 29 octobre, quelques heures avant les Trophées de la Gastronomie , histoire de regrouper plus de chefs.
Et c’est sans doute là l’un des problèmes d’un dossier presque uniquement porté par le monde de la cuisine. Il existe aussi des poissonniers, des boulangers, des charcutiers, des traiteurs, des pâtissiers dans ce monde là, ainsi que des producteurs, des viticulteurs, des vignerons… autant de professionnels en rapport avec les métiers de bouche qui ont été un peu déçu de ce grand rassemblement, s’étant déroulé dans le plus grand désordre avec une bonne centaine de personnes qui ont essayé de poser sur la photo à côté de monsieur Paul.
Une réunion de présentation a ensuite permis au sénateur-maire de présenter enfin ce projet (à contre coeur ?) à côté de son architecte Bernard Constantin, de son responsable chez Eiffage Construction Bernard Vitiello, de deux de ses adjoints et du chef Régis Marcon triplement étoilé et Bocuse d’Or 1995. Et ce dernier de tancer « Ce ne sera pas un Lourdes de la gastronomie… mais un lieu vivant avec des odeurs ! »

Le projet

A n’en pas douter pour beaucoup une cité de la gastronomie à Lyon semble une évidence au coeur de l’Hôtel Dieu, qui pour la circonstance est devenu Grand Hôtel Dieu. Rabelais serait-il le lien entre médecine et gastronomie, deux de ses «moteurs» ?
Inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité, Lyon possède par ailleurs de nombreux atouts, pour ne citer que sa connexion au monde ou son coeur de ville européenne, qui a toujours conjugué culture et gastronomie.
Quant au nerf de la guerre, l’investissement, il semble enfin valorisé. Soit 18 millions d’euros, dont 3 alloués par la ville à l’aménagement. Eiffage assurant l’équilibre des 15 millions en s’assurant le concours d’autres partenaires, publics ou privés.
Pour faire vivre et vibrer cette hypothétique cité, les organisateurs comptent pour animer ces 4 500 m2 sur 150 000 visiteurs annuellement, prompts à s’impliquer dans les expositions, le pôle de recherche et la formation.
Et, question stupide, si Lyon ne remportait pas ce concours ! Droit dans ses bottes, Gérard Collomb affirme, comme pour marquer son territoire, que la ville ira jusqu’au bout du projet, avec ou sans caution du label. Rendez-vous étant pris fin 2017.
Pour information, la commission doit rendre ses conclusions fin décembre ou courant janvier, sachant qu’in fine les ministères de l’agriculture et de la culture trancheront. (En rapport ou non sur la sensibilité des courants politiques des maires des villes candidates ?)

Michel Godet

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