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Gaëlle Sève, l'audacieuse

Depuis l’âge de 11 ans, Gaëlle Sève se passionne pour le dessin et la peinture.

EconomieServices Publié le ,

Fille d’un docteur en chimie nucléaire travaillant à Rhône-Poulenc et d’une mère au foyer, elle poursuit son parcours scolaire avec une seule idée en tête : intégrer l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Etienne. Obstinée, elle atteindra son objectif quelques années plus tard même si son destin est déjà ailleurs. L’étudiante vient de rencontrer Richard Sève, « un beau cadeau de la vie », souligne-t-elle avec émotion, un jeune pâtissier qui ambitionne de se mettre à son compte. « D’un coup, alors que j’imaginais ma vie autrement, j’entrevois les possibles de cette profession », précise l’entrepreneure dans l’âme. Allant toujours au bout de ses projets, elle abandonne le dessin pour se consacrer pleinement à cette idée et décide d’aller travailler pendant deux ans dans une pâtisserie – la Maison Tourtiller – pour apprendre le métier. Une fois prêt, le couple prend le parti d’investir hors du centre-ville en proposant de bons produits sur place, car « il y a 23 ans, on « descendait » à Lyon pour acheter un bon gâteau ». Culottés, toujours audacieux, ils prennent leurs premiers risques et leur responsabilité. « Nous avions fait le choix de ne pas solliciter nos familles et de nous lancer avec une caution bancaire personnelle et solidaire ». Sept ans plus tard, après avoir refait « le vaisseau amiral qu’est notre boutique de Champagne-au- Mont d’Or », le couple a besoin d’un nouveau défi. Toujours avec une certaine faculté à entrevoir l’avenir, ils investissent aux Halles de Lyon, alors pas encore rénovées et vieillissantes. Gaëlle Sève « veut décomplexer la pâtisserie haut de gamme » et imagine un corner « où l’on peut voir et goûter les chocolats et les pâtisseries, avec un service dynamique ». Parallèlement, Sève investit dans un nouveau laboratoire. « C’était quitte ou double », se souvient la présidente. Ce fut une réussite puisque ses effectifs se sont multipliés par deux tandis que les voisins du chocolatier aux Halles de Lyon enregistraient + 30 % de chiffre d’affaires. En 2008, le couple parie encore sur un axe en devenir et ouvre sur les Quais de Saône. « Il fallait avoir la capacité d’être patient. Avec le projet d’aménagement des berges, aujourd’hui, nous sommes récompensés ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5107 du samedi 28 juin 2014

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