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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR D'Annecy au Puy-en-Velay, l’université catholique de Lyon essaime en Auvergne-Rhône-Alpes

L’université catholique de Lyon (Ucly) est dirigée depuis deux ans par Olivier Artus. L'antenne d'Annecy a entamé sa deuxième rentrée, tandis qu'au Puy-en-Velay l’université a lancé un cursus tourisme.
D'Annecy au Puy-en-Velay, l’université catholique de Lyon essaime en Auvergne-Rhône-Alpes

Actualité Publié le , Propos recueillis par Eric Séveyrat

Quel est le projet de l’Ucly en Haute-Loire au Puy-en-Velay ?

C’est un projet modeste dans sa taille avec 25 étudiants. Nous avons répondu à une sollicitation de la Région, de la municipalité, et de l’agglomération du Puy, pour mettre en place une formation professionnalisante en tourisme, en partenariat avec la CCI de Haute-Loire. C’est une formation de type « Bachelor » en apprentissage, qui va concerner des jeunes issus des lycées locaux, des BTS, des bacs + 2 qui pourront poursuivre au Puy en bac +3.

Nous avons été très bien reçus par les élus locaux qui ont mis à notre disposition un étage entier de l’Hôtel-Dieu, qui est un lieu hautement historique du Puy.  Former des jeunes au tourisme dans un bâtiment du XVI è siècle prend un certain relief. Le patrimoine de Haute-Loire est d’une grande richesse, avec la cathédrale, la Chaise-Dieu, Brioude, Saugues etc. La rentrée est prévue le 11 octobre prochain.

Quels sont vos effectifs de rentrée ?

Notre but n’est pas de faire du nombre, mais de tenir notre promesse, qui est de faire de l’accompagnement personnalisé des étudiants, du tutorat. Il nous faut nous limiter à 6% de croissance par an maximum. On est à 1660 entrées en première année en 2021-22, ce qui est un peu au-dessus de l’année dernière, et un peu au-dessus de nos prévisions.

Nous allons atteindre 8000 étudiantes/étudiants cette année, lorsque que je suis arrivé, nous étions à 6700 environ. Dans le détail, nous avons environ 1500 étudiants dans les bio-sciences, 1500 dans le droit, 850 en psychologie, en lettres 500, en LEA 500, en gestion 1500, 250 philosophes, 250 théologiens…

Nous avons par ailleurs 4000 auditeurs étrangers qui ne sont pas encore tous revenus cette année à cause du covid.

Quid de votre implantation à Annecy ? Et pourquoi cette ville ?

Annecy, tout simplement parce que nous avons été sollicités par les pouvoirs publics locaux, et que nous avons établi une convention en droit avec l’université Savoie-Mont-Blanc, dont l’ancien président a été très partie prenante, avant mon arrivée. Nous formons également des étudiants en bachelor de management. Nous consolidons ces deux disciplines avant d’en installer d’autres.

Nous avons commencé l’année dernière avec 70 étudiants et nous avons une capacité de 1000 étudiants. Nous venons cette année (2021-22) d’intégrer nos locaux neufs. Cela permet d’irriguer le territoire et de limiter les frais d’études pour un certain nombre d’étudiants qui peuvent continuer à se loger chez leurs parents, et de fait, limiter les déplacements vers Lyon.

De surcroît, nous avons constaté que beaucoup avaient un projet professionnel dans la région de Savoie/Haute-Savoie, qui est très dynamique sur le plan économique. Il faut entre trois et cinq ans pour roder une université dans sa vitesse de croisière.

Vous venez de créer une chaire d’université « vulnérabilités », pouvez-vous nous en dire plus ?

Si une université catholique n’est qu’une université privée, alors elle ne sert à rien […] Nous faisons le choix de mettre en dialogue nos valeurs de partage issue de l’Evangile avec la société contemporaine, qui érige l’autonomie absolue en modèle dans un modèle ultra-libéral.

Le covid nous a montré que tout est vulnérable, l’hôpital, l’économie, le droit (nous avons déjà une spécialisation personnes vulnérables en droit), etc. même si vous avons eu l’idée avant la crise sanitaire. Plusieurs personnalités lyonnaises du monde économique et politique ont rejoint le conseil d’orientation.

Les 3 et 4 février prochains, nous organisons un colloque plus grand public avec des décideurs, des politiques, des acteurs économiques et sociaux. Louis Gallois, ancien président de la SNCF, devrait faire la conférence d’ouverture et Esther Duflo, prix Nobel d’économie devrait faire la visio-conférence de clôture.

 

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