AccueilActualitéSociétéFlorentin Dumas : « Agriculteur, le métier le plus complet du monde »

Florentin Dumas : « Agriculteur, le métier le plus complet du monde »

Fils d’exploitants agricoles à Saint- Symphorien-de-Lay dans la Loire, Florentin Dumas n’a pas tracé son avenir professionnel par pure tradition familiale.

ActualitéSociété Publié le ,

Car il s’agit bien d’un choix que le jeune homme a opéré par passion pour l’agriculture. A sa sortie de l’Isara - l’école d’ingénieurs en alimentation, agriculture et environnement de Lyon - en 2013, il a déjà un plan de carrière bien défini. « Mes études m’ont permis de découvrir d’autres facettes du monde agricole mais ce qui me plait avant tout, c’est l’exploitation. » Il guette alors les opportunités de reprise et de création et rencontre Cécile et son frère Pierre-Olivier Grand, éleveurs laitiers à Poleymieux-au-Mont-d’Or. Au sein de leur exploitation, il effectue une période de salariat de six mois et enchaine avec un stage de reprise, accompagné par le dispositif régional d’installation et de transmission qui lui permet de clarifier son projet. « Cette phase de test a été primordiale. Elle m’a permis de découvrir l’existant et d’amorcer une réflexion sur les évolutions potentielles de l’exploitation. »

Florentin se sent très vite accueilli comme un associé par des partenaires prêts à développer leur ferme. « Ils attendaient un peu de dynamisme pour donner un nouvel élan à leur exploitation. » Il s’installe le 1er janvier 2015 au GAEC des Vaches dorées qui produit 450 000 litres de lait par an avec un troupeau d’une cinquantaine de vaches Prim’Holstein et autant de génisses. A 24 ans, Florentin Dumas affiche des objectifs ambitieux à horizon de cinq à six ans : « Produire 600 000 litres de lait et doubler le troupeau en le faisant passer progressivement vers la race suisse Simmental, plus rustique et mixte lait et viande. » D’autres projets également avec la mise au point d’un système de foin ventilé qui offre un fourrage de qualité et supprime l’ensilage. Une augmentation de la part d’herbe et une diminution du maïs dans l’alimentation du bétail qui va flirter avec l’agriculture biologique à laquelle le jeune agriculteur est sensible. « Mais c’est encore trop tôt pour faire franchir le pas à la ferme. Je suis partisan de la révolution en douceur ! »



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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n°5238 du 31 janvier 2015

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