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Festival Sens dessus dessous, la danse à la croisée des arts

le - - Spectacle vivant

Festival Sens dessus dessous, la danse à la croisée des arts
(©Julian Mommert) - The great tamer

Le nouveau cru du festival Sens dessus dessous explore comme à son habitude les nouvelles tendances chorégraphiques. Cette fois, c'est par le prisme, très en vogue en ce moment, de la transdisciplinarité et du croisement des arts.

Si le principe n'est pas nouveau, loin s'en faut, puisque les Ballets Russes l'expérimentaient déjà au début du XX è siècle, il est actuellement sur (presque) toutes les lèvres et infuse au travers de nombreuses productions.

Ainsi de Dimitris Papaioannou, qui présente The great tamer (littéralement le grand dompteur), un spectacle qui avait bouleversé une bonne partie des spectateurs et spectatrices l'ayant vu en Avignon 2017 et qui pourrait être LE spectacle à ne pas louper.

The great tamer (©Julian Mommert)

D'ailleurs il affiche déjà complet. Raison de plus pour s'intéresser aux autres propositions, tout aussi singulières comme la création de Claire Bardainne et Adrien Mondot, ou la venue du Ballet de Lorraine et son programme anniversaire 1968-2018. La première dont le titre a changé entretemps : de Projet Pop-up il est devenu Acqua Alta, est une première incursion dans la narration pure du duo Claire B et Adrien M, spécialistes du croisements des arts numériques et du mouvement.

Le deuxième rassemble le grand maître de l'abstraction américaine Merce Cunningham et un chorégraphe de la jeune garde américaine, à l'esthétique Queer en diable et digne héritier des expérimentations de Cunningham.

Miguel Gutierrez réinvente à sa manière les happenings des années 60 et 70 aux États-Unis et promet un joyeux charivari dans le grand paquebot du 8ème arrondissement. Il faudra également se pencher sur les productions de Nach (voir encadré) et d'Eugénie Rebetez, une artiste suisse que quelques uns et quelques unes ont pu voir à Bourgoin-Jallieu lors de la dernière Biennale, le solo Bienvenue, une introspection burlesque et culottée.

Tout comme celle, dans un tout autre registre, de William Kentridge, éminent artiste sud-africain qui s'empare de la partition de Monteverdi, Le retour d'Ulysse et la réécrit à sa façon !

Festival Sens dessus dessous, jusqu'au 9 avril, www.maisondeladanse.com

CELLULE MARK MABOROUGH

Eugenie Rebetez (©Timo-Ullmann)

Nach, la Krumpeuse qui a du chien

Les chanceuses et les chanceux qui ont vu les dernières dates du magnifique Éloge du Puissant royaume de Heddy Maalen en mars 2017 à la Maison de la danse l'ont également vue danser. Elle c'est Nach, danseuse de Krump éruptive qui présente aujourd'hui un solo qu'elle a écrit il ya deux ans après avoir traversé le spectacle de Heddy Maalen et l'univers de la chorégraphe Bintou Dembelé. Cellule est né d'un besoin urgent de créer à son tour, de se questionner sur son « propos et comment (elle) le montre sur le plateau ». à découvrir sans tarder.

Espace Albert Camus, 8 et 9 mars




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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