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Fermeture des commerces : les professionnels du jouet obtiennent gain de cause

Les professionnels de la distribution de jouets demandaient au gouvernement de ne pas provoquer de distorsion de concurrence en laissant les grandes surfaces engranger une partie importante de leur chiffre d'affaires.
Fermeture des commerces : les professionnels du jouet obtiennent gain de cause
Tyseria via Wikimedia Commons - Les professionnels de la distribution de jouets ont obtenu gain de cause.

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Ils ont obtenu gain de cause. Les vendeurs de jouets, commerces non essentiels qui ont dû fermer leurs portes à moins de deux mois des fêtes de Noël qui représentent 60 % des ventes annuelles, se sont battus tout le week-end et ont finalement obtenu que les supermarchés ne soient pas autorisés à vendre des articles non-essentiels.

Entraînés par l'Isérois Philippe Gueydon, directeur général de King Jouet (275 M€ de CA pour 240 points de vente et 1 000 salariés), ancien président du Medef Isère, et co-président de la Fédération des commerces spécialistes des jouets et des produits de l'enfant (FCJPE) aux côtés de Romain Mulliez (dirigeant de PicWicToys), les professionnels du secteur se sont mobilisés.

Une question d'égalité de traitement

Dans un communiqué daté du 29 octobre, on pouvait lire : "Je revendique avec force, une égalité de traitement, une concurrence loyale et équitable dans les modalités pratiques de ce reconfinement, qui, en l'état, pour notre secteur, risque de profiter aux pure players (notamment Amazon) et aux hypermarchés […]. Les pures players, qui ont déjà gagné "artificiellement" lors du premier confinement trois années d'habitudes de fréquentation (dixit leur fédération), vont potentiellement encore bénéficier d'un report arbitraire de parts de marché."

"Soit le jouet est un produit de première nécessité […] soit ce n'est pas vu ainsi par les pouvoirs publics et alors les hypermarchés doivent fermer l'accès à leurs rayons […] et les pure players […] doivent strictement concentrer leurs ventes sur ces mêmes produits de première nécessité", argumente encore le professionnel.

Trouver des mesures adaptées

Dès le lendemain, la FCJPE décidait de déposer un référé devant le Conseil d'État pour violation manifeste du principe d'égale concurrence : "Le gouvernement est tenu de respecter et faire respecter ce principe, dans un marché français du jouet qui pesait l'an dernier 3,5 Md€, et où la part de marché des spécialistes s'approchait des 40 %".

Une requête jugée audible par le Premier ministre qui a donc suspendu la vente de produits non-essentiels à compter du 3 novembre.

Des horaires élargis pour éviter les pics d'affluence ?

"La fédération des commerces spécialistes de jouets et produits de l'enfant a pris acte des dispositions annoncées par le premier ministre ce soir qui vont dans le sens de rétablir une égale concurrence entre les différents acteurs du commerce. Il nous faut travailler maintenant pour garantir la réouverture des commerces après le 12 novembre, comme l'envisage le gouvernement, notre extrême saisonnalité l'impose."

La FCJPE propose également la mise en place de mesures telles que l'élargissement des horaires dans ses boutiques, et l'ouverture 7 jours sur 7 pour éviter les pics d'affluence.

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