Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

Femmes Décideurs 2020 : Catherine Primet, l'engagée

Publié le - - Femmes décideurs 2020

Si depuis sept ans Catherine Primet a passé le flambeau de Primet industrie, elle est toujours à la tête de sa seconde société à La Talaudière, dont elle prépare sa succession. Pour autant, pas d'inaction en vue, un nouvel engagement lui tenant à cœur l'attend.

Catherine Primet a repris les rênes de la société familiale Primet Industrie, aux côtés de ses frères et de sa sœur en 1988 lorsque son père a fait valoir ses droits à la retraite. L'entreprise de La Talaudière, qu'elle a rejoint en 1976 en tant que secrétaire comptable, était spécialisée dans le découpage et l'emboutissage, avant de devenir progressivement une tôlerie.

Avec un esprit visionnaire, la dirigeante a compris dans les années 2000 "qu'il lui fallait développer des produits en propre", portée par une envie de faire aussi des choses un peu plus originales. En 2005, elle créé Metal design concept. L'entreprise rencontre le succès et se développe auprès d'une clientèle de grands comptes, d'entreprises générales et des PME.

► Femmes décideurs 2020 : votez en un clic

Le goût du beau

La dirigeante découvre alors l'univers du bâtiment, où les aléas sur les chantiers sont fréquents. "J'ai galéré un peu au début, avec une activité en dent de scie", reconnaît-elle. Aujourd'hui, si elle a passé la main de Primet Industrie à ses deux enfants et son neveu, elle continue d'accompagner Métal design concept et se donne jusqu'à l'été prochain pour préparer son départ en douceur.

Celle qui aurait aimé faire les Beaux-Arts, a pu, à travers son goût du décor s'accomplir en créant des tôles perforées décoratives, au moyen de techniques laser ou de poinçonnage. Ses produits sont apposés sur des bâtiments emblématiques situés dans la France entière.

Depuis ses débuts, elle regrette l'évolution d'un secteur où la parole donnée ne revêt plus la même importance, "avant on se tapait dans la main, maintenant il faut se barder juridiquement".

Elle note aussi un changement dans les méthodes de travail et la communication. Avec une expertise qui s'exprime dans la fabrication de pièces complexes, il lui arrive de répondre à des demandes qui ressemblent parfois au mouton à cinq pattes.

Une nouvelle cause

Intarissable sur le sujet, la cause des enfants maltraités sera son cheval de bataille, une fois libérée de ses obligations professionnelles. "J'ai mis cinquante ans à ouvrir les yeux et à comprendre que deux copines d'enfance étaient violées", se remémore-t-elle, bouleversée.Cet investissement qu'elle projette lui parait nécessaire.

"Faire de la prévention est de notre responsabilité, à nous de prendre cela en charge pour que notre société ne tourne pas en déconfiture".

Une responsabilité incombant aussi à l'Éducation nationale dont elle estime que des bases élémentaires seraient à inculquer dès la sixième. Catherine Primet admet que ses activités professionnelles ne lui ont pas laissé le temps de s'épanouir dans des loisirs. Elle apprécie toutefois de cuisiner et de s'occuper de ses petits-enfants.


A VOUS DE VOTER !

Créez votre propre sondage de satisfaction des utilisateurs




Stéphanie VéRON
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer