AccueilDroitFarid Hamel : « Les avocats sont des régulateurs de la paix sociale »

Farid Hamel : « Les avocats sont des régulateurs de la paix sociale »

Dans le cadre de la semaine du droit qui se déroulait du 20 au 26 mai, le Conseil national des barreaux (CNB) a publié un baromètre sur l'accès au droit (en partenariat avec Odoxa). Tandis que ¾ des Français estiment que les droits fondamentaux se sont dégradés, la profession des avocats se mobilise. A l'image du barreau de Lyon qui souhaite que les Français se réconcilient avec la justice.
Farid Hamel : « Les avocats sont des régulateurs de la paix sociale »
© M.G. - Farid Hamel, bâtonnier de Lyon

Vie juridiqueDroit Publié le ,

« Nous sommes en première ligne. Pourtant, ce n'est pas une situation conflictuelle avec les avocats mais plutôt avec la justice » précise Me Farid Hamel, président de l'Ordre des avocats de Lyon. « A l'image des Prud'hommes, gagner des procédures est devenu de plus en plus complexe Auparavant, un simple imprimé motivé de quelques lignes suffisait, aujourd'hui la requête doit être argumentée ce qui décourage de nombreux justiciables, surtout lorsqu'il s'agit de litiges qui engagent de petites sommes » poursuit le bâtonnier.

Une désaffection qui a poussé le CNB à lancer cette semaine une action de « réconciliation avec la justice », qui à Lyon, a pris notamment la forme d'un bus du droit, une démarche innovante de proximité en faveur des personnes en situation d'exclusion pour lesquelles un problème juridique est souvent prégnant.

Farid Hamel reconnaît que par par le passé un certain flou entourait le montant des honoraires. « Nous affichons aujourd'hui le coût dès le premier rendez-vous » explique-t-il ; souhaitant ardemment reconquérir une partie des justiciables qui gardent une image écornée de la justice.

Une dynamique qui transpire à travers la plateforme montée par le CNB, www.avocat.fr, regroupant 68 000 avocats partout en France et qui conseillent et défendent le justiciable au quotidien.

De quoi repositionner la profession d'avocat face à la montée en puissance des Legaltechs qui se sont « engouffrées dans la brèche » dans un contexte où « le droit est devenu un véritable marché ».

Et le bâtonnier de poursuivre : « Nous allons connaître la même situation qu'aux Etats-Unis où l'on ne pourra plus rien faire sans un avocat ». Et ce dernier s'inquiétant d'une qualité de l'offre du droit qui pourrait s'appauvrir : « notre déontologie et notre expertise sert tous les litiges même les plus petits et les moins rentables. Nous sommes un instrument de régulation de la paix sociale ».

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