AccueilSociétéFado Métissé d'Antonio Zambujo

Fado Métissé d'Antonio Zambujo

Les désordres climatiques ont parfois du bon.

ActualitéSociété Publié le ,

L’orage qui s’est abattu sur le festival de Labeaume, en Ardèche méridionale, restera dans les mémoires, aussi bien dans du public que d’Antonio Zambujo et ses musiciens. Les spectateurs avaient fait le plein du théâtre de Verdure où, pendant une demi-heure, le chanteur de fado a lutté contre la chaleur et les moustiques. Lorsque les premières gouttes commencent à tomber, la messe est dite. Les musiciens cèdent, mais sans rendre les armes. Invité à se diriger vers l’église du village, le public se lève, formant, pour s’abriter, une forêt de chaises en mouvement comme la forêt de Birnam qui se dresse à la fin du « Macbeth » de Shakespeare. Le pianiste madrilène Luis Fernando Perez a vécu la même mésaventure, il y a deux ans. Le public avait réagi avec le même flegme. Preuve que le festival de Labeaume, qui dresse des scènes improbables, installées au milieu d’une rivière, dans un théâtre de verdure ou une clairière, est bien le rendez-vous des mélomanes sans préjugés, des curieux, des iconoclastes du classique, des amoureux de la nature.
Dans l’église, après cet entracte « obligé », trempés jusqu’aux os, mais toujours de bonne humeur, les spectateurs envahissent la nef, les latérales et le choeur, laissant l’espace central aux musiciens, dans une intimité plus propice au spleen lusitanien, au influences jazzy que revendique le fado métissé d’Antonio Zambujo. Pas de sono, mais un son acoustique propre à la communion avec un interprète que connaissent les habitués des Nuits de Fourvière où il s’est déjà produit. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5113 du samedi 9 août 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?