AccueilCollectivitésFace au changement climatique, la Métropole de Lyon teste de nouvelles essences d'arbres

Face au changement climatique, la Métropole de Lyon teste de nouvelles essences d'arbres

Face au changement climatique, la Métropole de Lyon teste de nouvelles essences d'arbres

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Micocoulier de Provence, Zelkova du Japon et Chêne à feuilles de châtaignier, ce sont les noms des trois nouvelles essences d'arbres plantées au centre de Lyon, sur les quais hauts en bordure du Rhône. Une trentaine de platanes atteints par la maladie du chancre coloré avaient dû être abattus à ce même endroit en raison de leur état sanitaire.

Plus qu'un simple "remplacement", la plantation de ces 19 arbres correspond à une politique réfléchie de couverture végétale et d'adaptation au réchauffement climatique. Leur remplacement a en effet été longuement étudié par les services de la Métropole de Lyon, afin de déterminer les arbres les plus adaptés d'un point de vue pédologique, climatique et paysager.

Le platane condamné à disparaitre du paysage lyonnais ?

"Ces arbres devraient contribuer à la réduction des ilots de chaleur urbains, amenés à s'intensifier du fait du réchauffement climatique", appuie la Métropole de Lyon. La collectivité ne pouvait de tout façon pas replanter des platanes, pratique interdite sur les sites contaminés par le chancre coloré afin d'éviter toute recontamination par le champignon responsable de cette maladie incurable et pouvant rester actif dans le sol plus de 10 ans.

Du reste, le platane semble condamné à disparaitre peu à peu des paysages. Au XIXe siècle, alors très à la mode, il avait été choisi à Lyon comme dans beaucoup de villes de l'Hexagone. Près de 2 000 platanes ont ainsi été plantés de manière continue sur les deux rives du Rhône de Caluire jusqu'au sud de la Presqu'île.

Au delà des dégâts inhérents au chancre coloré, beaucoup d'arbres de ces quais sont âgés de plus de 150 ans et en phase de déclin. Une étude paysagère et patrimoniale a donc été lancée en 2019 et 2020 pour définir les orientations d'une stratégie de replantation progressive des platanes des quais du Rhône. La plantation du quai Sarrail fait office de pilote de cette stratégie.

Des essences adaptées au changement climatique

Les platanes existants doivent être protégés et leur environnement amélioré pour permettre leur conservation le plus longtemps possible. D'autre part, la Métropole de Lyon souhaite que les replantations futures permettent de conserver l'ambiance des promenades, tout en ne s'enfermant pas dans la logique d'une essence unique afin de limiter les risques en cas de maladie.

Enfin, "les essences choisies devront être à la fois adaptées au sol en place et à l'évolution des conditions climatiques attendues dans les prochaines décennies, exemptes aujourd'hui de problèmes sanitaires connus, et possédant des formes et aspects à même de créer un ensemble régulier et harmonieux", complète la collectivité.

Voilà comment sept chênes, six micocouliers et six zelkovas ont ainsi été plantés sur le quai Sarrail. "Ces plantations seront observées au cours des prochaines saisons afin d'évaluer leur pertinence écologique, paysagère et patrimoniale", assure la Métropole de Lyon.

A quoi ressembleront les arbres plantés quai Sarrail ?

Le Chêne à feuilles de châtaignier (Quercus castaneifolia) est un grand chêne originaire de Turquie et du Caucase et qui est particulièrement adapté aux sols calcaires, aux hivers frais et aux étés très chauds et secs.

© DR

Le Micocoulier de Provence (Celtis australis) est également un grand arbre à la couronne large qui se développe dans le midi et la vallée du Rhône.

© DR

Le Zelkova du Japon (Zelkova serrata) est également un grand arbre, présent dans les collections d'arbres en France depuis 150 ans, qui supporte très bien les fortes chaleurs et les périodes de sécheresse.

© DR

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