AccueilHomme ou femme de la semaineFabrice Plasson mise sur l'innovation de rupture avec Amoéba

Fabrice Plasson mise sur l'innovation de rupture avec Amoéba

Après plusieurs années de recherche et une introduction en bourse, Fabrice Plasson inaugure sa première usine française destinée à la production de biocide biologique. Le point de départ d'une stratégie destinée à conquérir un marché estimé à 21 Md€.
Fabrice Plasson mise sur l'innovation de rupture avec Amoéba
Photo Aurélie Raisin Photographies - Fabrice Plasson, co-fondateur et président d'Amoéba

EconomieHomme ou femme de la semaine Publié le ,

Passionné de biologie, proche d'une nature inspirée par ses origines ardéchoises, Fabrice Plasson s'éloigne rapidement de la recherche pour sa fibre commerciale. Cette appétence le guidera dans différentes fonctions du secteur de la santé, jusqu'à l'envie de créer sa propre structure. "J'ai choisi l'innovation de rupture, car je voulais m'appuyer sur le développement d'un produit technologique, avec une vraie valeur ajoutée", explique le titulaire d'un master biologie et technique de commerciale de l'Université de Grenoble doublé d'un MBA de l'Emlyon.

Avec cette idée, il se rapproche de l'Université Claude Bernard Lyon 1 et s'intéresse à leur recherche sur une amibe spécifique et ses propriétés antibactériennes. "Utiliser ce biocide biologique, made in France, ne présente aucune classe de danger pour l'homme et l'environnement. Il est le seul réellement efficace pour lutter contre les bactéries présentes dans l'eau comme la légionnelle ou la listeria", explique le co-fondateur d'Amoéba. En 2010, il acquiert les droits d'exploitation du brevet puis se lance dans un "parcours classique" : incubation, pépinière d'entreprises, recherche d'investisseurs jusqu'à son introduction en bourse sur le marché d'Euronext à Paris en 2015 et une levée de fonds en mai 2016.

Avec ces 27,9 M€, l'entreprise (40 salariés) mène 8 ans de tests cumulés en milieu industriel. Elle investit 8 M€ (dont 2,5 M€ pour l'unité de production) dans son usine de Chassieu, destinée à alimenter le marché européen des tours aéroréfrigérantes, où la commercialisation devrait réellement débuter au premier semestre 2017. Le marché nord-américain et canadien est alimenté par une usine ouverte depuis août 2016 au Canada.

"Pour le moment, mon plan de développement se déroule quasi exactement comme je l'avais écrit en 2009", se satisfait ce père de 4 enfants, réunis sous la bannière d'une famille recomposée. Après le marché des tours aéroréfrigérantes (estimation : 1,7 Md€), il s'attaquera à celui des eaux chaudes sanitaires et animales (3 fois plus important) et multipliera les unités de production au fur et à mesure de son développement. Il s'inscrit dans un marché mondial des cleantech dont le potentiel est estimé à 21 Md€.

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