AccueilSociétéExpositions - « Ecce Homo », un hommage rendu à Jean-Jacques Rousseau, à Lyon

Expositions - « Ecce Homo », un hommage rendu à Jean-Jacques Rousseau, à Lyon

Quatre peintres exposent ensemble à la Galerie Françoise Souchaud des oeuvres axées sur la représentation du corps humain.

ActualitéSociété Publié le ,

En lui rendant hommage, ils reprennent à leur compte les théories de Jean- Jacques Rousseau, grand humaniste du XVIIIe siècle dont on fête cette année le tricentenaire de la naissance. Pour ce dernier, l’homme primitif, le bon sauvage est pur et ce sont les changements de sociétés et les progrès successifs qui l’ont éloigné de la nature originelle.

Franta, Michel Carlin, Arnaud Franc et Guy Brunet, au-travers de leurs peintures, cherchent à traduire le Beau et l’Harmonie du corps et de l’esprit dans une confrontation de la chair, de l’homme, de l’humanité et des machines.
A droite en entrant dans la galerie, on remarque un grand triptyque de Guy Brunet (1958). Cet « Hommage à Proudhon » 2008-2010 met en scène des personnages nus presque grandeur nature, dont les muscles puissants se dessinent sous leur peau dorée. On note la liberté d’expression, l’intériorité et la présence de ces figures. Un peu plus loin, un magnifique dessin à l’encre et au lavis de Franta (1930) : « L’Homme assis » 2003. Ce personnage d’origine africaine y est décrit avec une grande économie de détails. Il est recueilli et invite les visiteurs à le suivre dans sa méditation. Les peintures joyeuses d’Arnaud Franc (1966) illuminent les cimaises de la galerie avec leurs taches de couleurs vives vibrant à leurs surfaces ; les formes sont stylisées et les motifs, toujours réalisés d’après un modèle, ont beaucoup d’élégance : « A tire d’aile » - « Le chaos affriolant » - « Dans les yeux, comme au paradis » Michel Carlin (1935), quant à lui, aime la matière sombre, grasse, torturée, où les blancs et les bruns se craquellent sous l’épaisseur de la peinture qu’il travaille souvent avec des stries. Obsédé par le corps humain, surtout le buste, le visage étant à peine esquissé, Carlin « triture » sa forme pour en extraire l’essence même de la vie. Sa peinture puissante est dure, âpre, comme issue du chaos et de l’origine des temps : « Le grand torse » - « Ecce Homo » 2012.
Une exposition vivante par le dialogue qui s’instaure naturellement entre les oeuvres. Quatre peintres dont il faut parler.

Brigitte Roussey

Galerie Françoise Souchaud, 35, rue Burdeau à Lyon 1er.
Du mercredi au vendredi de 15 h à 19 h, 10 h 30-18 h 30 le samedi. Jusqu’au 22 avril.

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