AccueilSociétéExposition - « Opus rouge » à la Galerie Françoise Souchaud, à Lyon

Exposition - « Opus rouge » à la Galerie Françoise Souchaud, à Lyon

Alexandra Duprez (Quimper, 1974) peint un monde imaginaire dans lequel elle fait vivre des formes humaines et animales stylisées qui se détachent sur des fonds rouge, bleu, noir ou ocre.

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Alexandra Duprez (Quimper, 1974) peint un monde imaginaire dans lequel elle fait vivre des formes humaines et animales stylisées qui se détachent sur des fonds rouge, bleu, noir ou ocre. L’homme se transforme sous ses pinceaux en figure chimérique qui évolue dans un contexte singulier : « Fond bleu ».
Les créatures imaginaires d’Hélène Lagnieu (1957) tout à la fois hommes, animales, végétales, entraînent les visiteurs dans un univers féminin fantastique et étrange où l’inconscient guide la pensée créatrice de l’artiste : « A coeur ouvert » - « Diptyque Ophélia ».
L’Espagnole Lina Vila (1970) dessine à l’encre souvent rouge d’un trait fougueux, et son graphisme presque « végétal » rappelle ses origines ibériques. Repris à l’aquarelle, ses dessins interpellent par les questions qu’ils soulèvent sur la place que tient l’homme dans le monde : « Femme oiseau rouge encadrée » L’artiste réalise aussi des photographies, des gravures et des installations.
Elisabeth Gilbert-Dragic (1966), la Lyonnaise, explore un tout autre registre. Elle construit son oeuvre autour de la fleur le plus souvent fanée, en présentant un monde sensuel aux multiples signifi cations. Son travail quasi obsessionnel est une réflexion sur la fin de la vie, la mort, la nature éphémère et surtout le sexe féminin qu’elle assimile à des pétales de fleurs. Sa peinture volontairement trouble oblige le spectateur à prendre du recul devant ses tableaux afi n d’en découvrir tous les symboles.
La cinquième artiste, la Chilienne Daniela Montecinos (1964), raconte dans ses oeuvres graphiques les souffrances qu’elle a éprouvées en quittant son pays natal pour s’exiler en France. Ses dessins sont habités de corps de femmes nus, des sortes de Vénus aux visages masqués, de chiens et de loups errants, perdus, et d’éléments rouges inquiétants : tout un univers irréel nourri par son inconscient. Une exposition courageuse pour présenter des oeuvres qui, à part l’utilisation du rouge en tant que symbole, n’ont rien en commun, mais qui, cependant, instaurent entre elles un dialogue auquel le visiteur est sensible. Le fantôme d’Olympe de Gouges, la première féministe française guillotinée pendant la Révolution, n’est pas loin !

Brigitte Roussey

Galerie Françoise Souchaud, 35 rue Burdeau à Lyon 1er. Du mercredi au vendredi de 15 h à 19 h 30, 13 h-19 h 30 le samedi. Jusqu’au 22 octobre.

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