AccueilCultureExpositionExpos à voir à Lyon et Villeurbanne en novembre : nos trois coups de coeur

BOUGER Expos à voir à Lyon et Villeurbanne en novembre : nos trois coups de coeur

De Weerathesakul à Goldin en passant par Evaristo, nos trois expos coup de coeur de ce début novembre à Lyon et Villeurbanne.
Expos à voir à Lyon et Villeurbanne en novembre : nos trois coups de coeur
© Studio Hans Wilschut - Periphery of the night, une exposition poétique et fascinante de Apichatpong Weerathesakul à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne

CultureExposition Publié le , La rédaction

Tout Lyon a sélectionné trois expos à voir dans la métropole de Lyon au mois de novembre. De quoi bien terminer les vacances de la Toussaint et illuminer les journées d'automne. 

Periphery of the night à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne : Hypnotique Weerathsakul

Le public français l’avait découvert lorsqu’il avait gagné la palme d’or à Cannes en 2010 avec son film Oncle Boonmy, celui qui se souvient de ses vies antérieures. Mais Apichatpong Weerathesakul n’est pas seulement cinéaste, c’est également un artiste, visuel, cela va sans dire, à l’univers hypnotique et saisissant.

Un voyage au long cours dans les méandres d’un esprit qui s’autorise toutes les fantaisies poétiques que le public peut suivre à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne dans Periphery of the night, une exposition poétique et fascinante. L’espace muséal a été conçu par l’artiste comme un labyrinthe plongé dans la pénombre ou le visiteur chemine doucement. Une vingtaine d’œuvres ponctuent le parcours, multipliant les supports et les modes de projection.

Il s’agit ici d’être à l’écoute, de faire appel à des sens élargis, de se laisser envelopper et bercer par les images que triture l’artiste, des images comme des songes éveillés ou des pensées en mouvement. Comme son titre l’indique, l’exposition travaille sur les lisières, celles entre le visible et l’invisible, celles entre la réalité et les chimères.

Une sorte de bain de nuit dont on ressort comme lavé et joyeux, malgré l’inquiétante étrangeté qui s’en dégage, comme une fragrance légère et tenace à la fois.

Periphery of the night jusqu’au 28 novembre à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, www.ia-c.eu 

 

Fondation Renaud au fort de Vaise : magnétique Evaristo

Détail de Sans titre, Evaristo, gouache, 1992, coll. Fondation Renaud – Photo Florence Chapuis

Après la donation faite par la famille de l’artiste Evaristo à la fondation Renaud en 2017, celle-ci lui consacre une grande exposition dans ses locaux patrimoniaux du fort de Vaise. Plus de 150 tableaux, dessins, sculptures sont exposées dans les salles voûtées, donnant à voir une œuvre tout à fait singulière.

Entre art brut et art abstrait, elle se déploie dans des grandes toiles colorées dès la fin des années 50, marquées par des rouges extrêmement lumineux qui contrastent avec les sujets souvent sombres et morbides. Beaucoup de ses visages crient avec de grands yeux tandis que certains de ses paysages sont purement abstraits, telle cette magnifique Route d’Ardèche (1954) et que toutes témoignent d’un splendide sens de la couleur et de la composition.

À la fois sombres et lumineuses, comme flambant de l’intérieur, elles interpellent par leur variété et leurs contrastes. On y découvre aussi beaucoup de dessins, aux sujets divers, de croquis de vues de Lyon aux créatures imaginaires, souvent monstrueuses, des scènes évoquant l’exil à d’autres dépeignant la vie au quotidien qui montrent une autre facette de l’artiste qui eut son heure de gloire dans les années 70.

Ainsi que les sculptures, épousant les contours des bois utilisés, d’où jaillissent des figures comme extraites de la matière !

Evaristo. Au delà du trait : reflets d'âme. Du 24 octobre au 19 décembre à la Fondation Renaud, www.fondation-renaud.fr 

 

Variety à l'Institut Lumière : épatante Goldin

Nan Goldin était récemment au Festival Lumière pour présenter la copie restaurée du film de Bette Gordon, Variety qui sort le 24 novembre en salles, dans lequel elle avait, à l’époque, joué son propre rôle.

L’occasion également de présenter une série de clichés pris pendant le tournage par la célèbre artiste américaine, qui était photographe de plateau sur le film, quelques photos inédites et Sirens, un court-métrage absolument étrange composé d’un maelstrom d’images aussi étonnantes les unes que les autres.

C’est dans une aventure dans une autre dimension que nous entraîne celle qui n’a eu de cesse de photographier la nuit et ses turpitudes avant de revenir à des sujets plus « apaisés ».

Comme souvent chez Nan Goldin, les couleurs se télescopent, entre obscurité et lumières artificielles des néons des boîtes de nuit interlopes du New-York des années 70 et 80, les contours parfois flous et les cadrages très particuliers. Environ 35 clichés grands formats, quelques citations et un film absolument inclassable forment le corpus de cette exposition modeste, qui, néanmoins vaut le déplacement.

Nan Goldin, Variety, Jusqu’au 21 novembre, www.institut-lumiere.org 
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