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Nuits de Fourvière/ Ex Anima, des chevaux seuls en scène

Nuits de Fourvière/ Ex Anima, des chevaux seuls en scène
Malheiro - Camille Chamoux

CultureSpectacle vivant Publié le ,

On ne présente plus l'homme-destrier, qui depuis 40 ans sillonne les routes de France et du monde avec son chapiteau extra-large et sa troupe de fidèles chevaux et leur palefreniers.

Pas plus qu'on ne présente l'homme au chapeau qui a changé la face du spectacle équestre et fondé l'Académie équestre de Versailles dans les anciennes écuries du château.

Voilà qu'en 2017, il décide de lâcher la bride à ses chevaux, leur rendant hommage « à la hauteur de ce qu'ils (lui) ont donné » pour cet « ultime » spectacle. Ce faisant il rend également hommage au cheval en général, à tous les services qu'il a rendu et qu'il rend encore à l'homme. Ainsi voit on surgir de la brume cinq silhouettes encapuchonnés de masques à gaz, leur donnant des airs d'étranges Pégase, évocation de la Grande guerre où tant de chevaux ont laissé la vie.

Ou ce grand cheval blanc tirant une poutre que parcourra l'un de ses congénères. L'expérience est radicale, et peut difficilement laisser indifférent. Plongé dans le noir, le public voit apparaître des profils, celles d'une harde qu'on pourrait croire sauvage. Plus tard, ce seront six petits chevaux anglais qui se chamailleront ou une mule et un âne aussi immaculés l'un que l'autre.

Ici, les chevaux sont les seuls acteurs, les humains sont les ombres qui les accompagnent. En une dizaine de séquences, rythmées par les sons des flutes irlandaises, indiennes, chinoises, japonaises et le martèlement de tambours, des appeaux devenus instruments, les chevaux nous ramènent à notre animalité.

Tout en convoquant notre humanité, comme pour rappeler que animal et âme ont les mêmes racines linguistiques. C'est un voyage en pays lointain et au fond de nous-même, une échappée virevoltante comme une crinière volant au galop !

Parc de Parilly, jusqu'au 24 juillet, www.nuitsdefourviere.com

Tout Aristophane à l'Odéon​

Depuis le début, les Nuits de Fourvière ont accompagné cette entreprise un peu folle de (re)traduire Aristophane dans la langue de Serge Valetti. Après La Stratégie d'Alice mise en scène par Emmanuel Daumas et le marathon de Serge Valletti lui-même, voici que renaît On entend des femmes au loin, lu à Avignon l'été dernier par Camille Chamoux, sous la houlette de France Culture au musée Calvet. On pourra l'entendre de nouveau résonner dans l'enceinte de l'Odéon.

Odéon, 7 juillet, www.nuitsdefourviere.com

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