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Etat des eaux : des progrès visibles

Etat des eaux : des progrès visibles
Stocklib / Andrew F. Kazmierski

Collectivités Publié le ,

Dans la partie Rhône Méditerranée de la région Auvergne Rhône-Alpes, 52 % des rivières sont en bon état. Les secteurs très urbanisés ou concernés par l'agriculture intensive, comme la moyenne vallée du Rhône, l'ouest lyonnais et le Beaujolais, ainsi que les bassins historiquement industrialisés sont les plus touchés par les pollutions.

Sur les dernières décennies, les progrès sont néanmoins visibles : la quantité de pollution organique a en moyenne été divisée par 20 pour l'ammonium au cours des 28 dernières années. « Ces résultats sont à mettre à l'actif d'une politique volontariste d'amélioration des systèmes d'assainissement des eaux domestiques fortement soutenue par l'Agence de l'eau et les services de l'Etat », souligne le rapport.

Les collectivités s'attaquent désormais à la réduction des pics de pollutions par temps de pluie, et notamment les rejets sans traitement au milieu naturel. Les villes investissent pour déconnecter les eaux de ruissellement des réseaux d'eaux usées et pour désimperméabiliser les sols afin de laisser l'eau s'infiltrer là où elle tombe.

44 % d'entre elles de Rhône-Alpes ont un régime hydrologique altéré. Autrement dit, elles subissent des prélèvements d'eau excessifs et les sécheresses répétées de ces dernières années aggravent la situation. 57 % présentent une morphologie dégradée et 48 % sont barrées par des seuils et des barrages qui empêchent la circulation des poissons mais aussi des sédiments utiles au bon fonctionnement de la rivière.

Des crevettes sentinelles

Pour compléter ses analyses de l'eau, l'Agence de l'eau a mis en place depuis 2018 des mesures de la bioaccumulation de certaines substances chimiques dans des petites crevettes d'eau douce, les gammares. Les premiers résultats mettent en évidence la présence de substances non mesurées directement dans l'eau, comme des métaux, des PCB, des dioxines ou encore des insecticides chlorés interdits d'utilisation depuis de nombreuses années (DDT, dieldrine, HCH, heptachlore). Ces substances ont des effets délétères sur les organismes aquatiques, mais sont également reconnues toxiques pour l'homme.

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